FÉRAUD Albert, Émile [Vaucluse]

Par Jean-Marie Guillon

Né le 5 février 1893 au Thor (Vaucluse) ; propriétaire agriculteur ; militant communiste du Vaucluse ; élu municipal du Thor.

Fils d’Auguste Féraud, cultivateur, et de Marie Leydier, sans profession, marié au Thor le 9 juillet 1918 avec Albertine Truc, Albert Féraud travaillait sa propriété d’un peu plus de 5 hectares. Sans doute avait-il été mobilisé pendant la guerre de 1914-1918. Militant communiste depuis 1934, il représenta le Parti communiste dans le canton de l’Isle-sur-la-Sorgue lors de l’élection au conseil d’arrondissement en octobre 1934. Il était le secrétaire de la cellule locale et intégra le comité de la section du Vaucluse. Il écrivit des articles pour Rouge-Midi et était en relation avec Gaston Dijon, délégué régional PC,
Conseiller municipal puis deuxième adjoint du Thor, il fut déchu de ses mandats le 17 février 1940. En contact avec les responsables clandestins du PC, notamment Jean Gonnet et Fernand Mariaud, il fut arrêté avec eux le 3 mai 1941 à Avignon (Vaucluse) par les hommes de la 9e brigade de police mobile. On découvrit à son domicile une ronéo et douze rames de papier. Écroué à Marseille (Bouches-du-Rhône), il fut condamné le 25 septembre 1941 par le tribunal militaire de la XVe région à un an de prison pour activité communiste. À sa libération, il fut l’objet d’un arrêté d’internement administratif le 5 mai 1942 et envoyé au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn). L’intendant régional de police donna un avis défavorable à sa libération, le 27 mai suivant. Il bénéficia de plusieurs interventions en sa faveur, dont celle de Fernand Bec, ancien maire d’Avignon et président départemental de la Légion française des combattants, le 9 juin et celle du syndic de la Corporation paysanne au Thor le 12 juin 1942. Les Renseignements généraux proposèrent de le libérer en l’assignant à résidence au Thor le 9 juillet et, le 15, arguant des nécessités du ravitaillement, le préfet du Vaucluse donna un avis favorable à sa libération. L’intendant régional de police le suivit mais il n’était toujours pas libéré en septembre 1942.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article202765, notice FÉRAUD Albert, Émile [Vaucluse] par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 7 mai 2018, dernière modification le 24 février 2021.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône 5 W 183 (dossier internement). — SHD Vincennes GR 16 P 220557 : FFI. — Rouge Midi, organe régional hebdomadaire du Parti communiste, 6 octobre 1934 (BNF Gallica). — Notes de Louis Botella.— état civil.

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