ABRATI Giuseppe

Par Antonio Bechelloni, Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

Né le 1er mai 1922 à Gussago (Brescia, Italie), disparu le 12 juillet 1944 dans le Morbihan ; ouvrier-cimentier ; communiste ; résistant FTPF-FFI.

Ouvrier-cimentier italien résidant à Issy-les-Moulineaux (Seine, Hauts-de-Seine),
Giuseppe Abrati avait travaillé dans plusieurs entreprises de la région parisienne jusqu’en novembre 1943.

Réfractaire au STO (Service de travail obligatoire), il se réfugia à Lorient (Morbihan)
dont la population civile fut évacuée dès janvier 1943, lorsque les bombardements alliés se sont intensifiés. Réfugié au Faouët (Morbihan), il s’engagea dans les Francs-tireurs et partisans français au sein du 1er Bataillon FTPF devenu le 5e Bataillon des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) du Morbihan, commandé par Louis Doré [pseudonyme dans la Résistance : commandant Jacques].

Selon Ami entends-tu (ANACR), Le 12 juillet 1944 en tout début d’après-midi, quatre FFI, Giuseppe Abrati, Yves Gaumet, Louis Kervarec et Roger Le Lay se dirigeaient vers la ferme de Tronovalen en Priziac, lorsqu’ils furent attaqués par une trentaine de soldats allemands. Yves Gaumet fut tué, tandis que Roger Le Lay, blessé au ventre, Giuseppe Abrati et Louis Kervarec, blessé à l’épaule, étaient capturés et conduits à l’école Sainte-Barbe du Faouët (Morbihan) où siégeait une cour martiale.

Dans les Archives morbihannaises, Giuseppe Abrati est recensé sous le nom d’Aborati. Selon Roger Leroux, il aurait été le résistant non identifié, qui fut exécuté avec Louis Kervarec et Louis Robic le 18 juillet 1944 à La Villeneuve-Zinsec en Berné (Morbihan). Mais il s’est avéré que ce résistant non identifié était Robert Grenet.
Quant à Roger Le Lay, selon le site Mémoire des hommes il est décédé le 17 juillet 1944 des suites de ses blessures, alors que René Le Guénic le déclare « fusillé le 17 juillet 1944 dans le bois de Cadelac », date qui est mentionnée en marge de son acte de naissance en mairie de Lorient.

Selon Pia Leonetti Carena, Giuseppe Abrati a été abattu par une patrouille allemande à l’occasion d’une corvée de ravitaillement pour le maquis de Priziac (Morbihan), le 15 juin 1944 et son corps n’a pas été retrouvé.

Giuseppe Abrati a été reconnu « Mort pour la France » et a été homologué FFI.

À Issy-les-Moulineaux où son père résidait 101, avenue de Verdun, son nom est inscrit sur le monument aux morts.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article202920, notice ABRATI Giuseppe par Antonio Bechelloni, Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson, version mise en ligne le 10 mai 2018, dernière modification le 4 décembre 2021.

Par Antonio Bechelloni, Jean-Pierre Husson, Jocelyne Husson

SOURCES : AVCC, Caen, AC 21 P 1 939. — SHD, Vincennes, GR 16 P 2050 (Abrati Joseph). — Ami entends-tu…, ANACR-56, numéro 76, 1er semestre 1991. — Pia Leonetti Carena, Les Italiens du Maquis, Paris, Éditions mondiales, 1968. — Roger Leroux, Le Morbihan en guerre 1939-1945, Joseph Floch imprimeur éditeur à Mayenne, 1978. — René Le Guénic, Les Maquisards chez nous en 1944 et Morbihan, Mémorial de la Résistance, Imprimerie Basse Bretagne, Quéven, 2013. — Site Internet Les Amis de la Résistance du Morbihan, ANACR-56.— Site Mémorial GenWeb.

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