PANNETRAT Pierre, Gilbert, Roland

Par Daniel Grason

Né le 10 novembre 1891 à Paris (XIIe arr.), mort le 30 août 1982 à Créteil (Val-de-Marne) ; monteur en fer ; communiste ; résistant déporté à Buchenwald (Allemagne).

Fils d’Eugène, trente-cinq ans, tonnelier et de Jeanne, née Bésigot, trente-six ans, sans profession, Pierre Pannetrat épousa Marguerite Pellé le 13 février 1911 en mairie du XIe arrondissement. Le couple eu plusieurs enfants.
Pierre Pannetrat adhéra au parti communiste, il fut membre de la section communiste de l’arrondissement. La famille Pannetrat vivait 11 rue Edouard-Robert à Paris (XIIe arr.). Pendant la guerre il continua à militer. Interpellé le 26 janvier 1941, il détenait des tracts de l’organisation clandestine. Incarcéré, il comparut le 30 mai 1941 devant la XVe Chambre correctionnelle qui le condamna à quatre mois de prison. La peine fut portée à cinq ans de prison et cent francs d’amende par la Section spéciale de la Cour d’Appel de Paris.
Ses deux fils, Gilbert et Roland ainsi que son épouse Marguerite furent arrêtés dans la même affaire. Tous étaient accusés de diffuser des tracts et papillons dans l’arrondissement et dans des localités de la banlieue Est de Paris.
Le 12 mai 1944 Pierre Pannetrat était dans le convoi de deux mille soixante-treize hommes quittait Compiègne (Oise) à destination de Buchenwald (Allemagne), le plus important de tous les transports. Huit déportés s’évadèrent à Commercy (Meuse), dont deux furent tués par un SS, quatorze moururent lors du trajet, où le 14 mai à l’arrivée.
La libération du camp eut lieu le 11 avril 1945, les détenus organisés dans un Comité militaire clandestin arrêtaient cent vingt-cinq SS et prenaient possession du camp. L’après-midi, l’armée américaine conduite par le général Patton était à Buchenwald. Pierre Pannetrat matricule 51559, était parmi les mille cent trente-neuf survivants du convoi (55%). Il fut homologué comme membre de la Brigade française d’action libératrice, et au titre des Forces Françaises Combattantes (FFC).
Marguerite Pannetrat témoigna devant la commission d’épuration de la police avant le rapatriement de son mari. Elle déclara : « J’ai été arrêtée le 26 janvier 1941 en même temps que mon mari et mes deux fils Roland et Gilbert pour propagande communiste clandestine. Les trois inspecteurs qui nous ont appréhendés ont effectués une perquisition, puis nous ont conduits aux Brigades spéciales des Renseignements généraux, où nous avons été interrogés pendant vingt-quatre heures. Nous n’avons pas subi de sévices au cours de ces interrogatoires. »
Pierre Pannetrat mourut le 30 août 1982 à Créteil à l’âge de 90 ans.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article202990, notice PANNETRAT Pierre, Gilbert, Roland par Daniel Grason, version mise en ligne le 12 mai 2018, dernière modification le 12 mai 2018.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. 1W 0616 (transmis par Gilles Morin), BA 2056, KB 90. – Bureau Résistance GR 16 P 456372. – Livre-Mémorial, FMD, Éd. Tirésias, 2004. – Pierre Durand, Les Français à Buchenwald et à Dora, Éd. Sociales, 1977. – État civil du XIIe arrondissement, 4VE 6732 acte n° 2850.

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