PEDROT Victor, Joseph, Marie

Par Alain Prigent, Serge Tilly

Né le 12 janvier 1919 à Saint-Guen (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor) ; tué au combat le 5 août 1944 à Mûr-de-Bretagne (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor) ; cultivateur ; FTP - FFI.

Fils de Jérôme Pedrot et de Marie Collin, Victor Pédrot demeurait à Saint-Guen.
Dans les jours qui précédèrent la Libération du département des Côtes-du-Nord du 1er au 18 août 1944, les troupes allemandes cherchèrent à se mettre en sécurité dans les grandes bases navales qu’elles occupaient à Brest (Finistère) et à Lorient (Morbihan). Subissant le harcèlement de la Résistance, elles se livrèrent à des crimes commis sans objectif militaire, tuant de paisibles gens au travail dont le seul tort fut d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Ce fut durant cette période que près de 50% des 700 victimes recensées dans le département furent abattues, massacrées.
Le 5 août 1944, à 7 heures 30, un groupe de dix résistants de la compagnie FFI de Saint-Caradec (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) attaqua au fusil-mitrailleur un camion allemand qui leur fut signalé.
Le groupe ne fut pas informé que ce camion faisait partie d’une colonne comprenant douze camions qui suivaient à distance. Surpris par l’arrivée du convoi, cinq résistants furent tués par les Allemands alors qu’ils étaient pour certains à terre : Ange Rault, Pierre Beurel, Hyacinthe Garin, Arthur Jaglin et Victor Pedrot, les cinq autres résistants réussirent à échapper au massacre.
Les Allemands mirent le feu à une habitation appartenant à Jérôme Le Ray, meunier à Poulancre en Saint-Gilles-Vieux-Marché (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) et occupée par deux locataires qui perdirent tous leurs biens dans l’incendie : Jules Chevrette, marié, quatre enfants et Georges Cherel, marié, deux enfants.
Le même jour deux habitants du bourg de Saint-Guen furent tués probablement par des balles perdues : Marie Thominet fut tuée sur le seuil de sa maison et Marcel Le Pottier fut lui aussi tué en attaquant, seul, un convoi allemand de douze camions et 150 hommes.
Victor Pedrot avait 25 ans, son nom figure sur Le monument de Pont-Quémer en Mû-de-Bretagne.
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Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article203313, notice PEDROT Victor, Joseph, Marie par Alain Prigent, Serge Tilly, version mise en ligne le 15 juillet 2018, dernière modification le 4 septembre 2018.

Par Alain Prigent, Serge Tilly

SOURCES : Archives de l’ANACR. – Alain Prigent et Serge Tilly, L’occupation allemande dans les Côtes-du-Nord (1940-1944), Les Lieux de Mémoire, Cahiers de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord, n° 10 (2004) et n° 11 (2005).

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