MARTIN Édouard, Yves, Marie

Par Alain Prigent, Serge Tilly

Né le 8 août 1921 à Plouguiel (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor) ; étudiant en droit ; Mouvement Défense de la France ; abattu en juillet 1944 dans la forêt de Lorge à L’Hermitage-Lorge (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor) ; FFI.

Fils de Pierre et d’Yvonne Le Guen, Édouard,Martin, célibataire, demeurait 13 place Sainte-Thérèse à Saint-Brieuc.
A la ferme des Salles en Hénon vivaient Mme veuve Gouélibo née Carlo avec ses cinq enfants Bernadette, Jeanne, Jean, Louis et Pierre. Un groupe de Résistants du Mouvement Défense de la France, lié à l’Armée Secrète et 3 parachutistes SAS, s’y installa le 6 juillet 1944.
Le 9 juillet 1944, les Résistants s’apprêtèrent à réceptionner un parachutage d’armes dans le secteur de Moncontour (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor). Les militaires allemands au cours d’une opération de police les surprirent. Le combat dura une heure et demie. Les Allemands perdirent une trentaine d’hommes. C’est au cours de ce combat que Pierre Le Balpe et Édouard Martin furent tués. A cours de munitions les autres Résistants se rendirent. Les Allemands incendièrent la ferme en représailles avant de quitter les lieux.
Onze personnes furent arrêtées : le SAS Pascal Fadda, Robert Hanus, Louis Dieulesaint, Félix Veillet Deslandelles, Jean Siot, Jean Pinault, Désiré Collin et toute la famille Gouélibo, la mère Jeanne veuve Gouélibo née Carlo, le fils Jean Gouélibo et les deux filles Bernadette Gouélibo et Jeanne Gouélibo. Les deux autres fils Gouélibo Pierre et Louis, absents ce jour-là, échappèrent à l’arrestation. Les deux autres parachutistes SAS réussirent à s’enfuir. A l’exception de Jean Gouélibo, toutes furent emprisonnées et martyrisées dans l’école publique d’Uzel-près-l’Oust (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor). Au cours du mois de juillet 1944 elles furent assassinées par les Allemands aidés par les miliciens du Bezen Perrot dans la forêt de Lorge à L’Hermitage-Lorge (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor).
Édouard Martin fut tué au combat le 9 juillet 1944, il avait 23 ans, son nom Edouard Martin figure sur La plaque des élèves de l’ancien Collège Saint-Charles, 2 rue Cordière en Saint-Brieuc.
Inhumé sur place par les Allemands, son corps fut par la suite transféré dans un cimetière de Saint-Brieuc.
.
Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article203444, notice MARTIN Édouard, Yves, Marie par Alain Prigent, Serge Tilly, version mise en ligne le 17 juillet 2018, dernière modification le 30 janvier 2021.

Par Alain Prigent, Serge Tilly

SOURCES : Arch. Dép. Côtes d’Armor, 2W236. – Archives de l’ANACR. – Alain Prigent et Serge Tilly, L’occupation allemande dans les Côtes-du-Nord (1940-1944), Les Lieux de Mémoire, Cahiers de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord, n° 10 (2004) et n° 11 (2005).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément