CHALLEIX Lucien

Né en 1884, mort en avril 1927 ; syndicaliste cheminot de la Seine.

Entré à la Compagnie du Nord, comme monteur, en 1904, ce « jeune syndiqué » fit partie, avec Gamard et Lemoine, du « Comité de Défense syndicaliste » qui organisa l’action contre Eugène Guérard en 1909. Lucien Challeix vota l’ordre du jour de novembre demandant son exclusion. Il participa à l’organisation de la grève de 1910, au même titre que les autres membres de ce groupe, et faisait partie de ceux qui devaient être arrêtés dans les bureaux de l’Humanité le 13 octobre. Il ne put l’être, car l’ordre d’arrestation comportait une erreur d’orthographe sur son nom. Il se réfugia en Belgique, d’où il rentra le 1er mars 1911. Réintégré pendant la guerre, il devait justifier en ces termes la faible participation des cheminots du Nord à la grève : « Le cheminot du Nord qui a souffert moralement avait une mentalité autre que celle des régions riches ».
Selon Maurice Sauvé, « Challeix était cheminot au Réseau Nord avant 1910, date à laquelle il militait déjà. Il a dû participer à la grève d’octobre 1910 à la suite de laquelle il fut révoqué ». Lors du congrès des syndicats de cheminots du réseau Nord en avril 1920, Lucien Challeix fut élu secrétaire adjoint de l’Union (voir Guillez). Il fut maintenu à ce poste lors du congrès d’août 1920. Il exerçait toujours cette fonction en août 1921 et demeura membre de la commission exécutive de l’Union des syndicats confédérés de la Seine, de 1922 à 1925.
En avril 1926, il fut signalé comme étant membre titulaire de la commission administrative de l’Union des syndicats CGT de la Seine et de la Seine-et-Oise.
Il décéda en avril 1927. Son fils mourut fin octobre ou tout début novembre 1928. La commission réunie le 12 février 1930 évoqua « la situation précaire de la veuve Challaix - cheminot Paris-Nord » et lui vota un secours financier.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article2038, notice CHALLEIX Lucien, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 19 juillet 2022.

SOURCES : Arch. Nat. F7/13 016, F7/13 618 et F7/13 680, rapports des 12 avril, 13 août 1920, 3 octobre 1921. — Le Travailleur parisien, juin 1922 et janvier-mars 1930. — Le Peuple, organe quotidien du syndicalisme, 11 janvier 1922, 12 avril 1926, 30 avril 1927, 6 novembre 1927 (BNF-Gallica). — Lettre de M. Sauvé, 4 novembre 1984. — Notes Louis Botella.

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