OLLIVIER Jacques

Par Alain Prigent, Serge Tilly

Né le 7 octobre 1925 à Taulé (Finistère) ; condamné à mort par un tribunal militaire allemand et fusillé le 10 juin 1944 en un lieu inconnu, probablement dans les Côtes-d’Armor ex Côtes-du-Nord ; manœuvre ; FFI.

Fils de Denis Ollivier, maître retraité de la Marine, et de Marie Françoise Guézénec, sans profession, célibataire, demeurant rue Guyemer à Carantec (Finistère). Fréquenta dès 14 ans et demi l’école des mécaniciens de la flotte de la Marine Nationale, apprenant le métier de forgeron, il y resta jusqu’à l’arrivée des Allemands à Toulon lors du sabordage de la flotte le 27 novembre 1942.
En attente de pouvoir être armés, quatre jeunes Résistants Marcel Le Berre, René Morvan, Hervé Ollivier et Jacques Ollivier appartenant au maquis de Sainte-Sève (Finistère) se cachèrent dans l’exploitation de François Trevian dans laquelle fut employé André Corvet.
Le 8 juin 1944, à 5h du matin, la ferme de François Trevian fut cernée par des éléments de la Feldgendarmerie, tous les six furent arrêtés dont Jacques Ollivier. Une dénonciation fut à l’origine de ces arrestations.
Ils furent jugés par l’unité de secteur n° 56300 - Gericht der Dienstelle Felsfrestnummer 56.300 (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor) le 10 juin 1944 et condamnés à la peine de mort pour "activité de franc-tireur".
Le même jour ils furent fusillés dans un lieu inconnu, probablement dans les Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor.
Jacques Ollivier avait 19 ans, il fut le frère de Hervé Ollivier, son corps et ceux de ses cinq camarades ne furent jamais retrouvés, leurs noms figurent sur la stèle de Kerabars en Plouégat-Guérand (Finistère).
En mars 1945, sa famille rechercha sa dépouille ainsi que celle de son frère Hervé, elle entreprit une démarche officielle en vain en direction du Ministre des déportés, prisonniers et réfugiés.

Le même jour, le même tribunal condamna six FTP de Plougrescant (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) à la peine de mort « pour activité de franc-tireur » François Boulard, Roger Bervet, Charles Le Bonniec, Louis Le Goff, Paul Le Goff et Guy Prudhomme, qui furent exécutés.On ignore également le lieu où il furent exécutés, leurs corps ne furent jamais retrouvés.

Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article203823, notice OLLIVIER Jacques par Alain Prigent, Serge Tilly, version mise en ligne le 26 mai 2018, dernière modification le 4 octobre 2021.

Par Alain Prigent, Serge Tilly

Condamnation à mort de Jacques Ollivier et de ses camarades.

ARCHIVES : -Archives dép. Côtes d’Armor 5W16, 1043W3 (dossier de la FK 665 de Saint-Brieuc ; N° 358 et N°359/44 du 24 juin 1944). -DAVCC (Direction des archives des victimes des conflits contemporains), Caen, B VIII dossier 3 (Notes de Thomas Pouty). -Jean-Pierre Besse, Thomas Pouty, Les fusillés. Répression et exécutions pendant l’Occupation (1940-1944), L’Atelier, 2005.

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