COMBAL Laurence [COMBAL Marie, Laurence, Madeleine]

Par Jacques Girault, Jean-Christophe Vayssette

Née le 13 décembre 1899 à Gap (Hautes-Alpes), morte le 8 juin 1984 à Gap ; professeure agrégée d’anglais ; militante syndicaliste du SNALC.

Fille de Marie, Laurent Combal, représentant de commerce, et de Marie, Delphine Gastinel, sans profession, Laurence Combal obtint le brevet supérieur en 1917 après avoir suivi sa scolarité au collège de jeunes filles de Digne (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence) puis réussit au baccalauréat (latin, langue) en 1918. Étudiante à la Sorbonne, elle obtint le certificat d’aptitude à l’enseignement de l’anglais dans les établissements d’enseignement secondaire, quatre ans plus tard. Malgré des interventions d’un sénateur et d’un député pour sa nomination à Gap où elle travaillait comme suppléante en 1922, elle fut nommée au lycée de jeunes filles de Constantine (Algérie) à partir de la rentrée scolaire de 1923. Elle passa un diplôme d’études supérieures à la faculté des lettres d’Alger (1925). Pendant ces années, Maurice Petsche, député républicain de gauche des Hautes-Alpes à partir de 1925, multiplia les interventions pour qu’elle puisse revenir dans son département d’origine. Elle obtint une délégation au lycée de garçons de Périgueux (Dordogne) pour l’année 1926-1927 puis fut nommée au cours secondaire d’Antibes (Alpes-Maritimes).

Après avoir réussi à l’agrégation mixte d’anglais en 1928, elle fut nommée professeure au lycée de jeunes filles d’Annecy (Haute-Savoie) en 1929, puis de Lyon en 1933, avant d’obtenir son intégration dans le cadre parisien au lycée Victor Hugo en 1937. Elle fut affectée dans le corps des maîtresses-assistantes d’éducation générale en 1943. Elle partit à la retraite en décembre 1964.

Laurence Combal militait dans les rangs du Syndicat national des professeurs de lycée et du personnel de l’enseignement secondaire féminin (S3) puis, adversaire de l’affiliation du syndicat à la CGT, elle participa à la constitution en 1937 du Syndicat national des lycées, collèges et cours secondaires, dont elle fut membre du bureau national puis secrétaire générale adjointe en 1940.

Après la guerre, n’admettant pas la fusion du syndicat autonome dans le Syndicat national de l’enseignement secondaire affiliée à la FGE-CGT, elle prit l’initiative de reconstituer à partir de juillet 1945 des sections syndicales dans les établissements parisiens, ce qui déboucha sur la mise en place d’une section académique (S2) provisoire en mai 1946. Elle contacta les anciens dirigeants nationaux du syndicat qui se réunirent en congrès, le 30 mars 1947 à Paris, rue Las Cases, pour reconstituer le Syndicat national autonome des lycées et collèges. Elle devint alors la vice-présidente du SNALC (1947-1963), puis en fut la présidente d’honneur jusqu’à son décès.

Lors de la réunion de la commission exécutive du syndicat, le 29 juin 1953, elle émit des réserves sur l’adhésion à la Fédération générale des cadres fonctionnaires de la Confédération générale des cadres qui fut décidée par 63 % des votants.

Elle fut élue, le 17 février 1948, membre de la 4e commission administrative paritaire nationale des professeurs agrégés et fut réélue aux élections de 1952, de 1955 et 1958.
Laurence Combal avait participé à un réseau d’évasion de pilotes anglais et américains pendant la guerre.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article20433, notice COMBAL Laurence [COMBAL Marie, Laurence, Madeleine] par Jacques Girault, Jean-Christophe Vayssette, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 7 novembre 2021.

Par Jacques Girault, Jean-Christophe Vayssette

SOURCES : Arch. Nat., F17/ 17778, 28448. &#8212La Quinzaine universitaire.— Notes d’Alain Dalançon.

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