CAUMONT Lucien

Par Gilles Pichavant

Né le 8 janvier 1881 à Rouen (Seine-inférieure, Seine-Maritime) ; ouvrier verrier ; syndicaliste CGTU

Fils d’un couple de journaliers, Lucien Caumont naquit le 8 janvier 1881 aux hospices de Rouen (Seine-inférieure, Seine-Maritime). Il fut placé placé à l’orphelinat des hospices de Rouen (Seine-inférieure, Seine-Maritime) pendant son enfance. Comme de nombreux enfants dans sa situation, il fut envoyé en apprentissage dans à la verrerie du Courval, à Hodeng-au-Bosc (Seine-Inférieure, Seine-maritime). Il y apprit le métier de verrier, mais sa conditions d’enfant placé le marquera à vie, en fera vraisemblablement un révolté. Il avait cependant acquit une bonne formation initiale puisqu’en degré d’instruction générale, il fut classé 3 au conseil de révision.

C’était un homme de petite taille (1 m 55), tatoué aux deux bras. Son service militaire ne se passa pas bien, et, le 24 juin 1904, il y fut à un an de prison condamné pour vol. sa peine fut réduite de deux mois, et il fut transféré au 4e bataillon d’infanterie légère d’Afrique, en Tunisie. Libéré le 29 septembre 1906, son certificat de bonne conduite lui fut refusé.

Lucien Caumont reprit son métier de verrier, et changea de nombreuses fois d’employeurs. Il fut d’abord repris à la verrerie du Courval, mais changea rapidement d’endroit : le 27 novembre 1906, Feuquière (Oise) ; 27 novembre 1910, Saint-Maxent (Somme) ; 6 octobre 1911, Nesle-Normandeuse (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; 1er décembre 1913, Pierrecourt (Seine-Inférieure, Seine-Maritime).

Mobilisé le 11 août 1914, au 39e RI, il fut fait prisonnier le 23 juin 1916 sur la crête de Fleury (Fleury-devant-Douaumont, Meuse), le jour de l’ultime attaque des allemands pendant la bataille de Verdun. Ceux-ci n’allèrent pas plus loin, mais Lucien Caumont passa le reste de la guerre ne captivité au camp de Puchheim situé en Bavière, à l’Ouest de Munich (Allemagne). Il en fut libéré le 27 décembre 1918. Le 22 février 1919, il démobilisé, et reprit son poste à la verrerie de Pierrecourt.

Le 20 mai 1923, Lucien Caumont s’installa à Offranville (Seine-Inférieure-Seine-Maritime), où il intégra une verrerie, située à proximité de la gare, appartenant au groupe Brosse & Cie dont le siège social était à Paris, 8 rue Jules César, et qui possédait deux autres établissements : l’un à Eu (Seine-Inférieure-Seine-Maritime), et l’autre à Saint-Germer (Oise). La verrerie d’Offranville produisait des flacons pour la pharmacie, et employait 90 personnes dont 43 enfants de 13 à 16 ans, et trois femmes manutentionnaires.

Le 31 août 1923, devint membre du bureau de la section d’Offranville du syndicat unitaire des travailleurs du verre de Normandie. Le secrétaire de la section syndicale était Joseph Parisy (voir ce nom) ; secrétaire adjoint Marie Rambure ; trésorier Eugène Teudar ; trésorier adjoint, Leuillier Alexis ; autre membre du bureau, Armand Barthélémy.

Le 9 octobre 1927, Lucien Caumont quitta Offranville pour Cepoy (Loiret), où il fut embauché à la verrerie de Montenon. Il habita 8 cité Bauret. Joseph Parisy l’y rejoignit quelques jours plus tard, courant novembre.

Lucien Caumont s’était marié le 6 octobre 1907 à Rieux (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) avec Jeanne Marie Jacquet.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article204404, notice CAUMONT Lucien par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 17 juin 2018, dernière modification le 17 juin 2018.

Par Gilles Pichavant

SOURCES : Arch. Dep. de Seine-Maritime, cote 10M366, et registre matricule 1901, 1R3404, N°1902 — Historique sommaire du 39e régiment d’infanterie. — État civil.

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