COURBIER Clovis, Antonin

Par Renaud Poulain-Argiolas

Né le 10 janvier 1878 à Aigremont (Gard) ; cultivateur, boulanger, cafetier, fabricant de claies pour les vers à soie et négociant ; militant communiste du Gard ; maire d’Anduze (1936-1941).

Clovis Courbier en 1937

Clovis Courbier vit le jour au hameau d’Antignargues, dans la commune d’Aigremont, au domicile de ses parents. Ceux-ci étaient Antoine, Frédéric Courbier, 42 ans, agriculteur, et Anna, Victorine, couramment appelée Victorine, née Chayla, 35 ans, sans profession. Lors du recensement de la population deux ans plus tôt, le père se déclarait cafetier et journalier. Par la suite il ne se dira plus que cultivateur.
Clovis était le plus jeune de sa fratrie qui était composée - dans l’ordre - de Louis, Anna et César, ce dernier étant plus âgé que Clovis de neuf ans. En 1886, les deux frères aînés travaillaient au champ comme leur père. Clovis Courbier perdit son père à quatorze ans. Il n’y avait alors plus que César qui travaillait au domicile familial. Louis allait bientôt devenir propriétaire exploitant et tenir le rôle de chef de famille.

L’état signalétique de Clovis Courbier mentionne qu’il possédait en 1898 un niveau d’instruction primaire et gagnait sa vie comme cultivateur. Un problème de santé le fit affecter au service auxiliaire.

Le 9 décembre 1899, il se maria à Anduze avec Augustine Noguier, native de la commune et fille d’un facteur des Postes à la retraite. Il était devenu boulanger. En 1901, il était domicilié rue Basse, puis faubourg du Pont en 1906, avec sa femme et leurs deux fils, Raymond, né en 1900, et Marcel, né en 1903. Clovis Courbier était cafetier.

Mobilisé pour la Première guerre mondiale, on l’envoya mi-août 1915 au 40e Régiment d’infanterie avant de le maintenir, en novembre, dans le service auxiliaire par décision de la commission de réforme de Nîmes. Il obtint plusieurs sursis d’appel successifs durant cette période où il travailla comme boulanger à Saint-Jean-de-Serres et comme fabriquant de claies pour l’élevage de vers à soie à Anduze. Passé au 4e Régiment de Tirailleurs en octobre 1918, Clovis Courbier fut détaché trois jours plus tard au titre de l’usine Auzeau à Alès (Gard). Il fut démobilisé en mars 1919 et se retira au faubourg du Pont à Anduze.

Il devint maire d’Anduze en 1936 à la suite de Paul Lapierre.
D’après le recensement, il était à cette époque négociant (était-il toujours cafetier ?) et domicilié faubourg Barbusse avec son fils Marcel, cultivateur à son compte, et la femme de ce dernier.
Clovis Courbier représenta le Parti communiste dans le canton d’Anduze lors de l’élection au conseil général du Gard en octobre 1937 et obtint 456 voix.

Si on perd sa trace de ses engagements après cette date, on sait qu’il fut remplacé en 1941 par Albert Cabrière, président la Délégation spéciale nommée par le préfet.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article204780, notice COURBIER Clovis, Antonin par Renaud Poulain-Argiolas, version mise en ligne le 29 juin 2018, dernière modification le 4 octobre 2022.

Par Renaud Poulain-Argiolas

Clovis Courbier en 1937

SOURCES : Arch. Dép. Gard, État civil d’Aigremont, 1878, Naissances, Acte n°2, 5 E 1219 ; Recensement de la population d’Aigremont, 1876-1896, 6 M 143 ; État civil d’Anduze, 1899, Mariages, Acte n°22, 5 E 7108 ; Recensement d’Anduze, 1906 et 1936, 6 M 167. — Le Cri du Gard, organe régional hebdomadaire du Parti communiste, 4 septembre, 2 octobre 1937 [photographie], 9 octobre, 16 octobre 1937. — Médiathèque Lucie Mazauric d’Anduze. — Notes de Louis Botella.

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