URBAN, Raymond, Félix, Julien.

Par Gilles Pichavant

Né le 16 février 1897 à Amfreville-la-Mivoie (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort le 29 mai 1968 à Maromme (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; employé, puis comptable ; syndicaliste CGTU puis CGT ; militant communiste condamné en septembre 1939.

Raymond Urban naquit le 16 février 1897 à Amfreville-la-Mivoie (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) d’une père ouvrier lamier (ou lumier ?), et d’une mère au foyer, originaires de Maromme (Seine-Inférieure, Seine-Maritime). Il devint employé de bureau.

Il fut mobilisé le 11 janvier 1916, au 62 régiment d’infanterie, et le 11 août suivant il fut blessé à Verdun. Il retourna au front le 28 août suivant. Devenu chef d’équipe téléphoniste, il fut cité deux fois à l’ordre du jour de la brigade, la deuxième disant ceci : « s’est fait remarquer par son courage et son mépris du danger se portant souvent sur les lignes coupées qu’il réparait à mesure, permettant ainsi, malgré la violence du tir de l’artillerie, de maintenir la liaison entre le bataillon et le régiment ». Le 28 août 1918 il fut gazé, et évacué du front. Après une longue période de convalescence il fut affecté à un poste à l’arrière jusqu’à l’armistice. Le 23 septembre 1919 il fut démobilisé.

Après la guerre, Raymond Urban trouva un emploi de comptable à Laon (Aisne), puis, le 1er mars 1924, il y entra aux chemins de fer. Le 16 août 1924, il fut muté à la gare de Maromme (Seine-inférieure, Seine-Maritime).

Militant actif au parti communiste, au moins pendant la période du Front populaire, il fut condamné le 1er septembre 1939 par le tribunal correctionnel de Rouen, en même temps de Marcel Couturier*, Dillard* et Clouet*, pour avoir distribué des tracts du parti communiste le 26 août précédent. A la suite de sa condamnation, le 22 octobre 1939, il fut cassé de son grade de sous-officier dans la réserve, et remis soldat de 2e classe. D’autre part, il perdit son emploi aux chemins de fer, et devint marchand forain, puis marchand de tissus à Barentin (Seine-Inférieure, Seine-Maritime).

Mobilisé le 23 avril 1940, il fut fait prisonnier le 28 juin suivant à Chebourg (Manche), et interné au Stalag III A, à Lukenwalde, à 50km de Berlin (Allemagne). Il fut rapatrié le 3 juillet 1941, et démobilisé.

Raymond Urban mourut le 29 mai 1968 à Maromme

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article204875, notice URBAN, Raymond, Félix, Julien. par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 2 juillet 2018, dernière modification le 4 septembre 2020.

Par Gilles Pichavant

SOURCES : Jacky Maussion, 8 mai 1945 - 8 mai 1995, Quelques mots d’Avenir, Édip, 1995, reprise d’une série d’articles de Fernand Chatel, publiés initialement dans l’Avenir Normand, octobre 1950 à mai 1951. — Archives départementales de Seine Maritime, registre matricule 1917, 1R3438, N°299 — État civil.

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