COMPÈRE-MOREL Jean-Jacques. Pseudonyme : Jacques-Breteuil

Par Jacques Girault

Né le 4 juillet 1904 à Breteuil (Oise) ; ingénieur agricole ; militant socialiste.

Fils du militant socialiste Constant Compère, Jean-Jacques Compère-Morel était ingénieur agricole. Réformé pour myopie, marié en novembre 1927, il eut une fille, Martine, rédactrice en chef adjointe, en 1982, au Jardin des Modes.
Devenu correcteur à L’Écho de Paris (1926), pigiste à L’Œuvre, au Petit Journal, au Coq rouge, il exerça les fonctions de secrétaire général de l’administration du Populaire de 1927 à 1933. Adhérent de la 18e section socialiste SFIO de Paris (Clignancourt) en 1926, il fut membre de la section de Breteuil à partir de 1930. Délégué de cette section dans plusieurs congrès départementaux, il fut délégué de la Fédération de l’Oise à deux congrès nationaux dont celui de Tours (1931) et, en raison de ses fonctions au journal, il participa à la plupart des congrès nationaux. Au congrès fédéral extraordinaire de la Fédération SFIO de l’Oise, le 2 avril 1933, il défendit la politique de soutien au gouvernement Daladier.
Compère-Morel quitta la SFIO à la fin de 1933 pour le Parti socialiste de France et devint le secrétaire général du quotidien dirigé par son père, L’Appel. Il exerçait les mêmes fonctions au Petit Niçois (1933-1936).
En 1936, il devint sous le pseudonyme de Jacques-Breteuil qu’il devait conserver par la suite, reporter-présentateur au Poste Parisien et commentateur des actualités cinématographiques Gaumont jusqu’en 1940. Reporter à la Radiodiffusion française en zone non occupée jusqu’en 1942, speaker des actualités cinématographiques, il était aussi réalisateur-commentateur de documentaires en particulier pour la Croix-Rouge française.
Après la guerre, Jacques-Breteuil fut le responsable des programmes belges à Bruxelles de Radio-Luxembourg et des réalisations de « Cinéma et Publicité » belge. Revenu à Paris pour réaliser des documentaires, et notamment le film semi-officiel, lors de session des Nations unies à Chaillot sous le titre Chaillot, capitale du monde, il devint directeur artistique et secrétaire général du casino d’Evian (1947-1950). Chef de service attaché à la direction de « Cinéma et Publicité » (1950-1960), il exploita par la suite une « Maison de la presse » dans le Vaucluse où il se retira en 1964.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article20495, notice COMPÈRE-MOREL Jean-Jacques. Pseudonyme : Jacques-Breteuil par Jacques Girault, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 31 mars 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Presse nationale et locale. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Notes d’Élie Fruit.

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