DRUGMAND Louis, Joseph.

Par Francis Drugman

Familleureux (aujourd’hui commune de Seneffe, pr. Hainaut, arr. Charleroi), 21 novembre 1859 – La Louvière (pr. Hainaut, arr. Soignies), 22 mai 1944. Ouvrier métallurgiste puis négociant, militant socialiste, fondateur de la Maison du peuple de Familleureux, conseiller communal puis échevin faisant fonction de bourgmestre de Familleureux, député permanent de la province de Hainaut.

Fils naturel de Joséphine Drugmand, cabaretière, Louis Drugmand est ajusteur lors de son mariage le 26 mai 1883 avec Augustine Clémence Mercier, couturière, avant de se lancer dans le négoce. Ce militant socialiste cofonde la société de libre pensée, Les Héritiers du progrès, à la Maison du peuple de Familleureux dans le hameau de Besonrieux (aujourd’hui commune de La Louvière).

Secrétaire puis président de la Fédération socialiste cantonale de Seneffe, Louis Drugmand est élu conseiller communal de Familleureux le 16 octobre 1887 ; son mandat commence le 28 janvier 1888. IL est délégué de la Ligue ouvrière de Besonrieux au 6e Congrès annuel du POB qui se tient à Louvain (Leuven, aujourd’hui pr. Brabant flamand, arr. Louvain) les 6 et 7 avril 1890. Du 4 janvier 1891 au 9 juillet 1908, il est premier échevin faisant fonction de bourgmestre : il ne sera jamais officialisé dans cette fonction, la majorité gouvernementale n’acceptant pas de « bourgmestre rouge ».

Louis Drugmand est élu au Conseil provincial du Hainaut le 4 juillet 1899. Nommé député permanent le 9 juillet 1908 – raison pour laquelle il a renoncé à son mandat à la commune de Familleureux –, il le restera jusqu’au 5 juin 1934, date de sa démission. Il reste néanmoins conseiller provincial représentant le district de Fontaine-l’Évêque jusqu’au 7 juin 1936, date de l’arrêt définitif de sa carrière politique. Il veille particulièrement aux intérêts des œuvres de la province. Il est membre de la Commission provinciale des Loisirs de l’ouvrier où il s’occupe de l’art musical et dramatique.

Durant la Première Guerre mondiale, Drugmand siège en permanence au Gouvernement provincial, se préoccupant des destructions occasionnées par l’occupant allemand.

Louis Drugmand s’est investi dans plusieurs organisations : il est président du conseil d’administration des Écoles provinciales pour infirmières et du Dispensaire d’hygiène sociale à La Louvière, président de la Fédération des mutualités socialistes du Centre, président de la Fédération des sociétés de libre pensée du Centre et président du Comité de patronage des habitations ouvrières pour les cantons de Seneffe, Marchienne-au-Pont (aujourd’hui commune de Charleroi) et Fontaine-l’Évêque (pr. Hainaut, arr. Charleroi). Il est également membre du conseil d’administration des écoles normales provinciales, du Lycée et de l’Athénée du Centre à Morlanwelz et du conseil d’administration de l’Institut des arts et métiers de La Louvière.

Louis Drugmand collabore à plusieurs feuilles socialistes : L’Aurore qui parait du 19 juin 1924 à 1926, Le Peuple du Centre en 1928. Il s’attache surtout à défendre les points des coopératives et des mutualités.

Louis Drugmand est détenteur de plusieurs distinctions honorifiques : Chevalier de l’Ordre de Léopold, Médaille de la mutualité de 1ère classe, Médaille du Centenaire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article205147, notice DRUGMAND Louis, Joseph. par Francis Drugman, version mise en ligne le 19 juillet 2018, dernière modification le 2 septembre 2020.

Par Francis Drugman

SOURCES : Archives communales de Seneffe, section de Familleureux, registres de l’état civil et de la population – Archives provinciales du Hainaut, greffe du Gouvernement provincial – Bulletin de la prévoyance et des assurances sociales, n° 6, juin 1924, p. 8 – Le Peuple, 9 juin 1934, p. 1 – La Belgique active. Province du Hainaut. Biographie des personnalités, Bruxelles, 1934, p. 61 – LEFÈVRE P., Répertoire de journaux et périodiques de l’arrondissement de Mons (1786-1940), Louvain-Paris, 1980 (Cahiers du Centre interuniversitaire d’histoire contemporaine, 88) – ARNOULD M., Répertoire de la presse de l’arrondissement de Soignies (1841-1940), Louvain-Paris, 1982, p. 185 (Cahiers du Centre interuniversitaire d’histoire contemporaine, 93).

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