RÉGNIER Noël, Marie, Edmond

Par Frédéric Stévenot

Né le 17 décembre 1910 à Seboncourt (Aisne), tué le 9 mars 1945 à Hanoï (Tonkin) : officier au 19e RMIC (rég. mixte d’infanterie coloniale)

Le 9 mars 1945, les Japonais attaquèrent les garnisons françaises d’Indochine. Selon l’ANAI, « à Dong Dang, la 6e compagnie du 3e RTT et la 1ère section de la 24e compagnie du 4e RAC luttent durant trois longues journées au fort Van-Vollenhoven. À l’issue de l’affrontement, ces combattants sont qualifiés de lions par l’adversaire qui ensuite massacre au sabre les Français et les Tonkinois tombés entre ses mains. Seuls, le marsouin Cron et deux tirailleurs (dont un a reçu neuf coups de baïonnette) survivront. Par la suite, la garnison sera citée à l’ordre de l’armée […]. Le samedi 10 mars, la majorité des installations militaires françaises de la péninsule est tombée aux mains des Japonais. Certaines se défendent encore désespérément mais, au fur et à mesure que les heures passent, leur résistance cesse. […] Le 10 mars […], dans le 1er Territoire militaire, des éléments du 4e RAC et des II et III/19e RMIC contre-attaquent ». Par la suite, « Des actions offensives vont être menées au Tonkin et au Laos par les troupes réfugiées en Chine ou demeurées en Indochine ».

Noël Régnier appartenait à la promotion Joffre de l’école militaire de Saint-Cyr (1930-1932). Chef de bataillon, il fut capturé par les Japonais et emmené comme otage. L’objectif était pour eux d’obtenir la reddition de la garnison française d’Hanoï. Il donna l’alerte et fut transpercé de coups de baïonnette. La garnison fut massacrée.

Noël Régnier fut reconnu « Mort pour la France » (AC 21 P 279973) à titre militaire. Il fit l’objet de plusieurs citations, et obtint la Légion d’honneur (dossier inaccessible), la médaille militaire, la croix de guerre avec palme et la médaille coloniale.

Son nom figure sur la stèle intercommunale AFN Indochine de Bohain (Aisne), à Saint-Quentin (Aisne) sur le monument aux morts, la plaque commémorative de l’institution Saint-Jean, et le monument aux morts TOE et AFN, sur le monument aux morts de Seboncourt.
Son corps repose dans le carré militaire du cimetière Saint-Thomas à La Flèche (Sarthe). Sur sa tombe a été reportée la citation qu’il a obtenue : « A donné le plus bel exemple de courage et d’abnégation et mérite d’être cité au livre d’or des troupes d’Indochine" ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article205644, notice RÉGNIER Noël, Marie, Edmond par Frédéric Stévenot, version mise en ligne le 8 août 2018, dernière modification le 28 mars 2021.

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