CORBANI Virgile

Par Claude Pennetier

Né le 4 décembre 1906 à Bastia (Corse), tué en août 1944 ; ouvrier pâtissier ; secrétaire de l’Union départementale CGT des Alpes-Maritimes.

Blessé lors de la manifestation du 29 janvier 1934 à Nice, Virgile Corbani était, en 1937, secrétaire adjoint de l’Union départementale CGT des Alpes-Maritimes. En juin, il en devint secrétaire général en remplacement de Felice et exerça cette responsabilité jusqu’en 1939. Il militait au Parti communiste. En octobre 1939, le responsable communiste Paul Maertens confia la mission à Henriette Dubois de lui demander de quitter son domicile rue Lépante où il vivait avec sa femme Louisette et leur bébé âgé d’un mois, en vain.
Il fut arrêté ainsi que vingt-deux autres militants niçois à la suite d’un arrêté d’internement administratif signé par le préfet le 16 mars 1940 ; il fut envoyé comme d’autres militants du département dans le camp de Saint-Maximin (Var). Il fit partie avec eux des internés transférés dans le camp de Chibron, commune de Signes (Var),à son ouverture, le 20 juin 1940. Il était classé parmi les militants "dangereux". À la dissolution de ce camp, il fut déplacé au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn) le 1§ février 1941.
Responsable d’un camp de triage FTP dans l’arrière-pays niçois avec le grade de lieutenant, il fut arrêté à Nice le 27 juillet 1944 en rendant visite à sa femme ; transféré aux Baumettes le 6 août, il fit partie des détenus politiques liquidés par le cadre SS Dunker-Delage, vraisemblablement le 12 août dans la région marseillaise, son corps n’ayant pas été retrouvé ou identifié. Une plaque rappelle son sacrifice sur la façade de l’ancienne Bourse du Travail CGT de Nice, place Saint-François, depuis la fin des années 1940.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article20588, notice CORBANI Virgile par Claude Pennetier, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 9 septembre 2021.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Var, 4 M 291. — Le Cri des Travailleurs, 1937. — Michel Brot, Le Front populaire dans les Alpes-Maritimes, Éditions Serre, 1988. — Max Burlando, Le Parti communiste et ses militants dans la Résistance des Alpes-Maritimes, La Trinité, Parti communiste français, Fédération des Alpes-Maritimes, 1974, p. 49. — Notes de Jacques Girault, de Jean-Marie Guillon et de Jean-Louis Panicacci. — Henriette Dubois, "Nelly". En résumé... nous devons témoigner. Une vie militante... toujours en prise avec les événements, dactylographié, 78 p. + annexes, déposé à la bibliothèque du Musée de la Résistance des Alpes-Maritimes.

ICONOGRAPHIE : Virgile Barel*, Cinquante années de luttes, Éditions sociales, 1966.

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