CHATEL René, Léon

Par Annie Pennetier

Né le 7 juin 1925 à Bonne-sur-Menoge (Haute-Savoie), exécuté sommairement le 18 juin 1944 à Vieugy (act. Annecy) ; résistant FTPF-FFI.

Les parents de René Châtel, Émile Châtel et Élise Rigaud étaient cultivateurs à Bonne-sur-Menoge. Le jeune René, orphelin de père travailla très jeune à la ferme. Il rejoignit la résistance et appartenait au groupe des jeunes résistants du village dirigé par Émile Hudry.
Le 9 juin 1944, vers une heure du matin, un jeune de Bonne, membre de la Milice française, après les avoir espionné les fit arrêter par des faux maquisards. Ils leur avaient demandé de l’aide pour un coup de main contre l’occupant, mobilisant tout le groupe de résistants pour aller chercher des armes au hameau de Limargne.
Emmenés au siège de la Milice d’Annecy, aux Marquisats, ils furent atrocement torturés.Le 18 juin 1944, un peloton de soldats allemands exécutèrent les sept résistants au champ de tir situé sur la route d’Annecy à Vieugy.
Il a été reconnu Mort pour la France le 26 novembre 1946 et homologué IR Interné Résistant et FFI.
Ils reposent au cimetière communal de Bonne où un monument a été érigé pour tous les rassembler.
Marcel Baud, René Baud, Joseph Baudin, René Châtel, Georges Depierre, Georges Gelpe et leur chef Émile Hudry.
En 1948, un monument aux 40 fusillés de Vieugy a été érigé, une plaque explicative a été dressée en 2004 complétée par une plaquette disponible en mairie de Seynod.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article206387, notice CHATEL René, Léon par Annie Pennetier, version mise en ligne le 18 janvier 2019, dernière modification le 6 janvier 2022.

Par Annie Pennetier

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 123384. — Michel Germain, Haute-Savoie Rebelle et martyre, Mémorial de la Seconde guerre mondiale en Haute-Savoie, La Fontaine de Siloé, 2009 .

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément