ALTIERI Ludovic

Par Jacques Girault

Né le 24 novembre 1912 à Oran (Algérie), mort le 20 décembre 1996 à Toulon (Var) ; employé de perception ; résistant ; militant socialiste ; militant syndicaliste (CGT-FO) ; conseiller municipal de Draguignan (Var).

Fils d’un vérificateur des douanes à Oran, frère de Raoul Altieri et de Jean Altieri, Ludovic Altieri, commis des contributions directes, fut parmi les fondateurs de l’Amicale des commis de contrôle au Centre d’instruction des contributions directes à Lyon (Rhône) en 1938. Muté à Draguignan, il contacta, à la fin de 1940, les premiers résistants dont les francs-maçons. Il participa à la création de « Combat ». Désigné comme chef de l’Armée secrète pour le secteur de Draguignan au début de 1943, dénoncé pour son aide au maquis de Barjols (Var), arrêté le 23 mars 1943, il fut relâché 45 jours plus tard à la suite de la complicité de magistrats dracénois résistants. Il participa aux activités de renseignements. Menacé d’arrestation, il se rendit à Lyon (Rhône) en janvier 1944, puis revenu dans le Var, il se réfugia aux Arcs (Var) chez Édouard Soldani puis à Saint-Tropez (Var). Il prépara activement le débarquement en liaison avec le maquis FTPF des Maures..

Dès l’annonce du débarquement, Ludovic Altieri, revenu à Draguignan dans la nuit du 14 au 15 août 1944, participa à la libération de la ville. Membre du Comité local de Libération, il fut, secrétaire de rédaction, à partir d’octobre 1944, du journal La Résistance du Var. Au titre de la CGT et du Mouvement de Libération nationale, il fut élu conseiller municipal en avril 1945 sur la liste « d’union résistante et républicaine du Parti socialiste et du MLN ». Il était le correspondant du Le Provençal pour la rubrique sportive. Réélu en octobre 1947 sur la liste socialiste, muté à Toulon en 1950, il démissionna du conseil municipal. Depuis 1947, il était le secrétaire du comité France-USA de Draguignan.

Ludovic Altiéri milita dans les organisations de Résistance et en présida le comité d’entente de ces dernières

En juillet 1945, Ludovic Altieri présidait le congrès départemental de la Fédération générale des fonctionnaires à Toulon. Après la scission syndicale, il participa à la création du syndicat autonome unifié des impôts qui rejoignit par la suite la CGT-FO. Membre du bureau national de son syndicat et de la commission paritaire nationale, il prit sa retraite comme contrôleur divisionnaire.

Ludovic Altieri avait été le correspondant dracénois de La Liberté du Var à partir de novembre 1944 qui devint La République du Var à laquelle il collabora. Dans les années 1980, il assurait une chronique irrégulière consacrée aux arts plastiques dans Var-Matin-République. Peintre lui-même, plusieurs de ses œuvres furent proposées dans les salles de vente spécialisées. Il appartenait à l’école toulonnaise de peinture. Depuis 1978, il faisait partie des artistes associés à l’Académie du Var.

Après son décès, son nom fut donné à une place de Draguignan.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article206575, notice ALTIERI Ludovic par Jacques Girault, version mise en ligne le 17 septembre 2018, dernière modification le 6 novembre 2020.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Var, 4 M 50, 59 3, 18 M 43, 86, 91, 99. — Arch. Mun. Draguignan. — Arch. Jean Charlot, Centre d’histoire sociale du XXeme siècle. Université de Paris I. — Témoignage de l’intéressé. — Notes de Jean-Marie Guillon. — Presse locale. — Sources orales.

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