FRAISSE Marcel, Pierre [pseudonyme dans la résistance : Marcel]

Par Eric Panthou

Né le 2 janvier 1918 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), blessé mortellement au combat le 8 juillet 1944 à Vollore-Montagne (Puy-de-Dôme), mort à l’hôpital le 10 juillet 1944 à Thiers (Puy-de-Dôme) ; gardien de la Paix à Clermont-Ferrand ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP).

Fils de facteur, Marcel Fraisse était gardien de la Paix et habitait 22 allée de Beaulieu, quartier de l’Oradou à Clermont-Ferrand. Il se maria dans cette ville le 1er juillet 1939 avec Catherine Roubille. Il avait été déclaré Pupille de la Nation par jugement du tribunal civil de Clermont-Ferrand du 20 octobre 1932.
Sous l’Occupation, il rejoignit la formation Camp Guy-Moquet, 103éme Bataillon FTP du Puy-de-Dôme.
La 10e Compagnie du Camp Guy-Moquet attaqua une patrouille allemande qui s’était arrêtée dans un hôtel de Vollore-Montagne, le 8 juillet 1944. Il y eut dix maquisards tués au combat, ainsi que trois civils abattus par les Allemands. Trois blessés graves, pris les armes à la main, furent emmenés par les Allemands. Un décéda le lendemain dans sa cellule tandis que les deux autres furent portés disparus.
Marcel Fraisse, nom de guerre “Marcel”, habitait Courpière (Puy-de-Dôme), à proximité de Vollore-Montagne fut blessé par une balle allemande alors qu’il faisait partie du groupe de maquisards. Il fut dans un premier temps pansé chez Adrien Matheix, habitant du village. L’épouse de Fraisse, prévenue, demanda instamment à l’instituteur du village de faire enlever son mari par une ambulance. Une intervention chirurgicale devait être tentée au plus tôt. Celui-ci téléphona à la Sous-Préfecture.
“Marcel” , qui occupait une chambre dans la maison d’une habitante, fut vêtu d’une chemise blanche et de vêtements civils. Grâce au sang froid de quelques habitants, il fut transporté dans l’ambulance et conduit à l’hôpital de Thiers. Il fut présenté aux Allemands comme un touriste blessé accidentellement.
Il mourra le surlendemain à l’Hôpital de Thiers (Puy-de-Dôme).
Il a été reconnu Mort pour la France, homologué FFI et inhumé à la Nécropole nationale La Doua (Rhône). Son nom figure sur la stèle commémorative de Vollore-Montagne ainsi que sur le monument aux Morts de Courpière (Puy-de-Dôme).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article207659, notice FRAISSE Marcel, Pierre [pseudonyme dans la résistance : Marcel] par Eric Panthou, version mise en ligne le 19 octobre 2018, dernière modification le 18 juillet 2021.

Par Eric Panthou

Sources : Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 496 : liste des fusillés, des massacrés dans la région du Puy-de-Dôme, 1er mars 1945 .— AVCC AC 21 P 186897 (non consulté) .— SHD Vincennes, GR 16 P 232456 (non consulté) .— http://www.vollore-montagne.org/blog/index.php?2013/07/15/936-tragiques-combats-des-8-et-9-juillet-1944 .— Il ne figure pas sur la liste des membres de formation Camp Guy-Moquet ou 103éme Bataillon FTP du Puy-de-Dôme au SHD Vincennes, 19 P 63/6 .— http://maquisardsdefrance.jeun.fr/t6435-vollore-montagne-et-le-brugeron-63 .— MémorialGenWeb .— état-civil.

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