LUCAS François

Par Jacques Defortescu

Né le 23 avril 1931 à Lohuec (Côtes du Nord- Côtes d’Armor) ; secrétaire général de la CGT dans l’Eure, secrétaire de la Fédération du PCF de l’Eure.

François LUCAS à Crozon en 2009
photo J.Defortescu

Les parents de François Lucas étaient militants du PCF et de la CGT et militants dans une association de locataires. Son père était mécanicien et sa mère institutrice.
François Lucas était diplômé de l’École Nationale des industries agricoles à Douai en 1951. Il avait commencé à travailler en 1947 dans les distilleries betteravières dans le Vexin normand.
Devenu mécanicien dans une usine de produits chimiques à Gaillon. Après son service militaire il retourna dans la distillerie comme contremaitre jusqu’à la fermeture. Rentrant chez SANDOZ à Gaillon en 1956, il rencontra Pierre Rialet, militant communiste qui avait été déporté à Buchenwald. Il se syndiqua à la CGT et créa le syndicat en 1966. Devenue chef d’équipe chez SANDOZ où il fut élu dans le second collège Cadre et Maitrise, obtenant 10 voix sur 15 inscrits. Secrétaire du CE et Délégué du personnel, il devint secrétaire de l’Union Locale CGT de Gaillon en 1968 et rentra à la commission exécutive de l’Union départementale CGT de l’Eure. L’usine SANDOZ fut occupée pendant 3 semaines pendant les grèves de 1968 et obtint un des meilleurs accords de la chimie. Les salariés obtinrent également 13 % d’augmentation de salaires, une mutuelle payée à 85 % par l’employeur, l’octroi de bleus de travail, payés et lavés par la direction, 5 semaines de congés payés pour les jeunes, une formation professionnelle et les libertés syndicales.
En 1969, François Lucas devint permanent syndical à l’Union départementale de l’Eure. Pour lui, c’est un véritable changement de vie. Cadre, il avait chez SANDOZ un logement de fonction, puisqu’il faisait des permanences à l’entreprise toutes les trois semaines, mais également un bon salaire. Devenant secrétaire à l’organisation et permanent du syndicat, il se retrouva en HLM à Evreux avec un salaire nettement plus faible. Entre 1969 et 1977, il constitua environ une vingtaine de syndicats CGT dans le département par an, grâce à la formation syndicale et au Centre Régional d’Éducation Ouvrière (CREO) créé avec Albert Perrot*, il forma de nombreux militants syndicaux. En 1977, on dénombra 17 000 adhérents CGT dans l’Eure. François Lucas devint également administrateur de la Caisse d’Allocation Familiale d’Evreux et de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de l’Eure.
En 1977, François Lucas devint secrétaire général de l’Union départementale CGT de l’Eure.
Le 23 mars 1979, avec Bernard Isaac Secrétaire de l’Union départementale de la CGT en Seine-Maritime, ils organisent un train de luttes pour se rendre à la grande manifestation des Sidérurgistes à Paris. 2000 manifestants s’y rendront.
Depuis 1977, François Lucas qui était lu conseiller municipal d’Evreux , dans l’équipe dirigée par Roland Plaisance, député maire communiste. En 1982, il devint secrétaire de la Fédération du PCF de l’Eure.
En 1995, François Lucas pris sa retraite et se retira sur la presqu’ile de Crozon, ou il continua à jouer un rôle au PCF ainsi qu’au Mouvement de la Paix, et à l’Union Syndicale des retraités CGT du Finistère.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article207731, notice LUCAS François par Jacques Defortescu, version mise en ligne le 21 octobre 2018, dernière modification le 21 octobre 2018.

Par Jacques Defortescu

François LUCAS à Crozon en 2009
photo J.Defortescu
Élection au Congrès de l’Union Départementale CGT de l’Eure en 1977

SOURCES : Questionnaire remplit en 2015 par François Lucas. — Haute-Normandie – pages d’Histoire sociale- Témoignages de syndicalistes, édité par le Comité régional CGT de Normandie et l’IHS Cgt de Seine-Maritime, septembre 2009.

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