PÉLISSON Louis

Par Eric Panthou

Né le 20 octobre 1907 à Nevers (Nièvre), tué (exécuté sommairement ?) le 4 juin 1944 par les Allemands au lieu-dit Manérol, commune de Dontreix (Creuse) ; ouvrier Michelin ; membre du Parti communiste (PCF) ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP) du camp Gabriel-Péri dans le Puy-de-Dôme.

Portrait de Louis Pelisson

Louis Pélisson était né à Nevers où son père était relieur et sa mère sans profession. Il se maria à Fourchambault (Nièvre) le 7 juin 1930 avec Simone Clerby. Il était ouvrier chez Michelin à Clermont-Ferrand, au sein du service VDA, l’un des bastions de la CGT. Il était membre du PCF depuis sa jeunesse. Il habitait 6 impasse Boissy à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
En 1939-1940, identifié comme lecteur de L’Humanité, il connut des déboires après avoir été mobilisé. Capturé par les Allemands lors de la retraite de la Loire, il parvint à s’échapper après avoir été flagellé. Il fut ensuite démobilisé.
Entré dans la Résistance, Louis Pélisson était membre de la formation Gabriel-Péri ou 12e Bataillon FTPF du Puy-de-Dôme.
Harcelé dans le Puy-de-Dôme, le maquis Gabriel-Péri avait dû se retrancher quelques kilomètres plus loin dans le hameau de Manérol situé à l’ouest de la commune de Dontreix (Creuse). Il se fit surprendre par une attaque matinale des soldats allemands conduits par des miliciens. Lorsque les FTP de garde réagirent, il était déjà trop tard. Trois d’entre eux succombèrent au cours de la fusillade alors que les autres purent décrocher en direction du massif de la Goursole tout proche. Sept autres FTP cueillis dans leur sommeil furent fusillés par les Allemands au pied de la grange qui leur servait de QG. Celle-ci fut ensuite incendiée.
Sur les dix victimes de l’attaque, neuf ont pu être identifiées : Maurice Bassis, Lucien Bourrassier, William Catelon, Marcel Favier, Marcel Legras, Albert Malveau, Léon Falateuf, Paul Jozat et Louis Pélisson alias Canet. Il faut ajouter René Beffre, un FTP capturé par les Allemands et assassiné au matin du 4 juin avant l’opération de Manérol, au camp abandonné de Charensat.
Le résistant non identifié serait un Luxembourgeois, enrôlé de force dans la Wehrmacht, venu rejoindre les maquisards après son évasion.
Louis Pélisson a été homologué FFI, et a obtenu la mention "Mort pour la France". Sa durée des services homologués va du 1er au 4 juin 1944. Son nom figure sur le Mémorial de la Résistance Creusoise à Guéret. Il a été inhumé le 25 novembre 1944 dans le caveau de famille à Fourchambault (Nièvre).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article208020, notice PÉLISSON Louis par Eric Panthou, version mise en ligne le 28 octobre 2018, dernière modification le 10 janvier 2022.

Par Eric Panthou

Portrait de Louis Pelisson

Sources : SHD Vincennes, dossier Louis Pélisson, GR 16 P 463648 (nc) .— SHD Caen ACCC dossier Louis Pélisson AC 21 P 125514 (nc) .— SHD Vincennes, dossier 19 P 63/5, liste des membres de la formation Gabriel Péri ou 12e Bataillon comprenant 1103e, 1104e, 1105e et 1106e compagnie FTPF du Puy-de-Dôme .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 496 : liste des fusillés, des massacrés dans la région du Puy-de-Dôme, 1er mars 1945 .— “Le bourg se souvient de ses martyrs”, La Montagne, édition Creuse, 4 juin 2016 .— “4 juin 1944 : le massacre de Manérol fait neuf victimes ; seulement six ont été identifiées”, Le Populaire du Centre (site web), vendredi 1 juin 2018 (consulté sur Europresse le 28 octobre 2018) .— "Morts pour la France", Bulletin intérieur Michelin, n°11, janvier 1945.— La Montagne, 24 novembre 1944 .— Mémorial Genweb .— Site Mémoire des Hommes .— Nécrologie : Louis Pélisson dit Canet, La Voix du Peuple, 2 décembre 1944. — État-civil.

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