CLARISSOUX Raymond

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 24 mai 1924 à Saint-Jean-des-Vignes (Saône-et-Loire), mort le 27 mai 1944 à Collonge-en-Charollais (Saône-et-Loire) ; monteur en charpentes métalliques ; résistant des FTPF et des FFI.

Raymond Clarissoux était le fils de Jean et de Gabrielle Colin. Il était célibataire et domicilié à Saint-Jean-des-Vignes (Saône-et-Loire). Il exerçait le métier de monteur en charpentes métalliques aux chantiers Schneider, à Chalon-sur-Saône.
Il se porta volontaire pour entrer dans la Résistance aux Francs-tireurs et partisans français (FTPF) au "Camp des loups", installé dans les bois de Maranges entre Genouilly et Collonge-en-Charollais qui comptait environ 80 maquisards répartis en plusieurs groupes. Peu de temps après son arrivée au maquis, alors qu’il retournait à Chalon, Raymond Clarissoux se fit repérer le 27 mai 1944 par les hommes du Lieutenant SS Krüger et du chef du Sipo SD Zimmermann. Arrêté, il fut amené à Genouilly par une quarantaine d’allemands et les conduisit à Santagny, sur les lieux d’un parachutage évacué depuis longtemps. Les allemands le ramenèrent avec eux à Chalon et interceptèrent en chemin une camionnette avec à son bord deux autres maquisards du camp, Raymond Bouchot et René Lonjaret qui revenaient d’un moulin où ils avaient chargé de la farine pour le maquis. Ils furent capturés après une brève fusillade dans laquelle René Lonjaret fut gravement touché à une épaule et Raymond Bouchot à un talon. Pendant ce temps Tarcisio Adamo qui revenait d’une mission dans le Rhône fut capturé au café de Germagny (Saône-et-Loire) avec Louis Bonnette. Les cinq résistants furent horriblement torturés et conduits au bois de Maranges où ils furent sauvagement abattus. Le corps de Raymond Clarissoux fut retrouvé gisant au bord de la route. L’acte de décès mentionne qu’il est décédé accidentellement le 30 mai 1944 à11h30.
Il obtint la mention « Mort pour la France » portée sur son acte de décès et fut homologué soldat des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).
Son nom figure sur le monument commémoratif érigé en bordure de la D33, à Collonge-en-Charollais et sur le monument aux morts, à Saint-Jean-des-Vignes (Saône-et-Loire).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article208141, notice CLARISSOUX Raymond par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 30 octobre 2018, dernière modification le 16 avril 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : SHD Vincennes GR 16P n°131767.— Jean-Yves Boursier, chroniques du Maquis sur e-monsite.— Montceau News, La Ronde de nos villages.— Le journal de Saône-et-Loire du 24 mai 2016 72 ans après, les sept massacrés sont toujours dans les têtes.— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

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