BÂ Mariama

Par Céline Labrune-Badiane, Étienne Smith

Née le 17 avril 1929 à Dakar (Sénégal), morte le 17 août 1981 à Dakar ; institutrice, inspectrice de l’enseignement primaire, écrivaine africaine en langue française ; militante de la Fédération des associations féminines du Sénégal (FAFS), fondatrice et présidente du Cercle Fémina, secrétaire générale du Club soroptimiste de Dakar.

Après la mort de sa mère au début des années 1930, Fatou Kiné Gaye, Mariama Bâ fut confiée à ses grands-parents qui l’élevèrent à Saint-Louis. Son père, Amadou Bâ, tirailleur durant la Grande Guerre, fonctionnaire dans l’administration coloniale (employé du cadre général des trésoreries), devint maire adjoint de la ville de Dakar en 1947 et ministre de la Santé au Sénégal en 1957. Il avait par ailleurs fondé le journal socialiste L’informateur dakarois en 1952. Il insista pour que sa fille entre à l’école.

Après une scolarité primaire brillante à l’école des filles de Saint-Louis, Mariama Ba fut admise à l’École normale de filles à Rufisque en 1943 et en sortit diplômée en 1947. Elle enseigna ensuite dans une école du quartier de la Médina à Dakar, à l’école Faidherbe, puis elle fut affectée au service d’inspection de l’enseignement à partir de 1959.

De la fin des années 1960 jusqu’à sa mort, elle milita dans des associations de femmes (membre de la Fédération des associations féminines du Sénégal (FAFS), fondatrice et présidente du Cercle Fémina, Secrétaire générale du Club soroptimiste de Dakar). Elle fut membre de l’amicale des Le Goffiennes, du nom de la première directrice de l’école normale de filles.

Son premier roman, Une si longue lettre, parut en 1979.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article209674, notice BÂ Mariama par Céline Labrune-Badiane, Étienne Smith, version mise en ligne le 16 décembre 2018, dernière modification le 6 janvier 2022.

Par Céline Labrune-Badiane, Étienne Smith

OEUVRE :
« Combien j’ai douce souvenance du joli lieu de ma naissance », Notes africaines, n°35, juillet 1947, pp.16-17.
Une si longue lettre, Dakar-Abidjan-Lomé, Les Nouvelles Editions Africaines, 1979, 131p. (Prix Noma)
Un Chant écarlate, Dakar-Abidjan-Lomé, Les Nouvelles Editions Africaines, 1981.

SOURCES : N’Diaye Mame Coumba, Mariama Bâ ou les allées d’un destin, Dakar, Les Nouvelles éditions africaines du Sénégal, 2007, 256p.
Barthélémy Pascale, « La formation des institutrices en Afrique occidentale française : pour une lecture historique du roman de Mariama Bâ Une si longue lettre », Clio, Histoire, Femmes et Sociétés, 1997, n° 6 “ Femmes d’Afrique ”, pp. 155-167.

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