PERNET Michel

Par Michel Gorand

Né le 21 avril 1943 à Chambéry (Savoie), mort le 1er avril 2022 à Villejuif (Val-de-Marne) ; ingénieur ; secrétaire général de la FNHET fin 1976 puis de l’UF Équipement (1977-1983) ; membre du bureau fédéral FGTE-CFDT (1977-1983), puis du secrétariat national FGTE-CFDT (1983-1996) ; secrétaire général de la FGTE-CFDT (1986-fév.1995) ; membre du bureau national confédéral-CFDT (1988-1992).

Archives CFDT-UFETAM" Michel Pernet en 1983

Michel Pernet fit l’École nationale des Travaux publics de l’État (TPE), d’où il est sorti comme ingénieur en 1966, puis il entra au Service des Affaires économiques et Internationales (SAEI) du ministère de l’Équipement, qui venait d’être créé. Il adhéra à la CGT, mais, suite aux prises de positions confédérales lors de l’assassinat de Pierre Overney en février 1972, une partie de sa section a démissionné collectivement de la CGT pour adhérer à la CFDT.

A partir de 1973, il eut des responsabilités au Syndicat national de l’Équipement et du Logement (SNEL-CFDT), au syndicat de l’Équipement de Paris et à l’Union des syndicats de l’Equipement (USE), organisme qui avait été mis en place pour accompagner la suppression des syndicats nationaux dans les années 1970.

Lors du congrès de la Fédération nationale de l’Habitat, de l’Équipement et des Transports (FNHET-CFDT) d’octobre 1976 à Guidel (Morbihan), les délégués de l’USE obtinrent de pouvoir se prononcer sur l’intégration à la Fédération générale des Transports et de l’Équipement (FGTE-CFDT). Une majorité de 60% refusa l’intégration, la direction fut désavouée et une partie ne fut pas réélue. Une nouvelle équipe fut mise en place et Michel Pernet fut élu secrétaire général.*

L’équipe nouvelle rencontra Edmond Maire qui fit référence aux statuts confédéraux, lesquels stipulent que la fixation des limites fédérales relève du bureau confédéral. La FNHET participa au congrès constitutif de la Fédération générale des Transports et de l’Équipement (FGTE) de mai 1977 à Rouen et Michel Pernet siégea au bureau fédéral de la FGTE au titre de secrétaire général de l’Union fédérale (UF) de l’Équipement, poste auquel il avait été élu début 1977. Il fut reconduit dans les deux fonctions lors du 2ème congrès fédéral de mai 1980 à Loctudy (Finistère).

Il fut réélu au secrétariat national (qui remplaçait le bureau fédéral) de la FGTE ainsi qu’à l’exécutif où il fut chargé de la trésorerie, lors du congrès de mai 1983 à Saint-Pol-sur-Mer (Nord) où il présenta la résolution générale. Il fut aussi élu secrétaire général adjoint de la fédération ; le secrétaire général étant Aimé Buttard. Au niveau de l’UF Équipement, Pierre Letourneur le remplaça au poste de secrétaire général en mai 1983. Lors du congrès d’octobre 1986 à Lamoura (Jura), il fut à nouveau élu à l’exécutif et au poste de secrétaire général de la fédération, puis il
fut élu au bureau national confédéral lors du congrès de Strasbourg en novembre 1988.

ll ne fut pas réélu lors du congrès confédéral d’avril 1992. En avril 1989, lors du congrès fédéral de Port Leucate (Aude), il fut réélu secrétaire général de la fédération et il en fut de même lors du congrès fédéral de mai 1993 à Cauterets (Hautes-Pyrénées) ; à ce congrès de 1993 assistaient des représentants de la CGT, de FO et de la FMC (Fédération des maitrise et cadres cheminots) ; le débat sur la volonté de dépassement de la division syndicale permettait aux délégués de confirmer la volonté FGTE de développer l’unité d’action. Lors du conseil fédéral du 2 février 1995, il renonça au poste de secrétaire général, pour des raisons de santé, et passa la main à son adjoint, Gérard Balbastre.

Le 26 janvier 1996 il intervint lors du congrès extraordinaire du syndicat régional des cheminots de Paris Sud Est pour tenter de convaincre les adhérents de ne pas quitter la CFDT, mais ce fut sans succès. Il ne se représenta pas au 7ème congrès de la FGTE en novembre 1996 à Chambéry, mettant fin ainsi à 19 ans de présence au sein de l’organisme directeur de la FGTE-CFDT.

Il rejoignit ensuite le ministère de l’Équipement au sein de la délégation à la modernisation et à la déconcentration (1998-2000), puis il dirigea la Mission des relations sociales jusqu’à sa retraite en 2002, avec le titre d’Ingénieur divisionnaire.

Marié le 10 mai 1997 à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) à Chantal Duchène. Ces dernières années Michel Pernet avait des soucis de santé et depuis 2018 il vivait en EHPAD. Il est mort le 1er avril 2022 à l’hôpital Paul Brousse à Villejuif (Val-de-Marne). Ses obsèques eurent lieu le 7 avril 2022 à Arcueil (Val-de-Marne).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article209768, notice PERNET Michel par Michel Gorand, version mise en ligne le 19 décembre 2018, dernière modification le 30 avril 2022.

Par Michel Gorand

Archives CFDT-UFETAM" Michel Pernet en 1983

Œuvre : Michel Pernet a co-écrit avec Jean-Claude Aparicio et Daniel Torquéo La CFDT au péril du libéral-syndicalisme, Editions Syllepses, février 1999.

SOURCES : Arch. CFDT. — Michel Gorand in L’histoire de la Fédération des cheminots CFTC puis CFDT depuis 1918, Créteil, 2016. — Le Monde, des 14/15 novembre 1976. — Correspondance avec Pierre Letourneur (2018).

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