CAZALBOU Christian

Par André Balent

Né le 8 mai 1925 à Sentaraille (commune de Lorp-Sentaraille, Ariège), mort en action de combat à Saint-Girons (Ariège) le 21 juillet 1944 ; manoeuvre à Saint-Girons (Ariège), résistant, maquis (Armée secrète, AS), d’Arbas (Haute-Garonne)

Christian Cazalbou (1925-1944)
Christian Cazalbou (1925-1944)
Cliché : Archives départementales de l’Ariège, 64 J 23, fonds Claude Delpla

Christian Cazalbou était le fils de Jean et de Maria Bonzon. Il était domicilié à Lorp (commune de Lorp-Sentaraille), près de Saint-Lizier, localité « jumelle » de Saint-Girons, capitale de Couserans et sous-préfecture de l’Ariège.

Dès 1943, Cazalbou faisait partie de l’AS de Saint-Girons. En 1944, il faisait partie des agents de liaison du maquis (AS) d’Arbas (Haute-Garonne). Ce maquis (maquis "Bidon V") était implanté dans une commune pré-pyrénéenne proche de l’Ariège. Il était lié au groupe Morhange de Toulouse (Haute-Garonne) (Voir Taillandier Marcel). Son chef, le commandant Courtiade, de Toulouse avait été chef de l’AS de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), était secondé par Belis et Bellou. Le maquis eut aussi un autre chef, Pierre Lachaux alias "Dumas", qui attesta de l’appartenance de Cazalbou au maquis d’Arbas.

Le 21 juillet 1924, alors il quitta Saint-Girons en compagnie de Pierre Tarride, d’Émile Mauri. Barat du mouvement Combat de Saint-Girons leur servait de guide, pour les amener au maquis à Arbas qu’il souhaitait intégrer, avec ses deux amis. Ils furent interceptés par une patrouille allemande qui connaissait certainement leur projet (ainsi que le suggère René Loubet, mari de la sœur de Christian Cazalbou, dans une lettre à Claude Delpla, correspondant, pour l’Ariège, du Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, Pamiers, 8 mars 1968). Un combat s’engagea. Les Allemands eurent un blessé. Mais Christian Cazalbou et Pierre Tarride furent tués entre 15 et 16 heures, dans la fusillade, au lieu-dit La Gloriette, à hauteur de la croix du même nom, près du hameau de Saudech (commune de Saint-Girons), sur la route de Saint-Girons à ce hameau. D’après René Loubet, Mauri — René Loubet le nomme "Maury"— , blessé, fut « dévoré par les chiens policiers », et achevé d’une balle de revolver par le capitaine Dreyer, chef du commando spécial de la Douane allemande de Saint-Girons.

Seul Barat, indemne, put s’échapper. Il relata les faits dans une attestation datée du 18 février 1953. Des rapports (10 novembre 1944) du commissaire Georges Fabre (21 et 22 juillet 1944), de Saint-Girons — qui procéda au constat du décès après la fusillade accompagné par le secrétaire de police Gasc et un brigadier du service — ont été rassemblés dans une note du 10 novembre 1944 faisant le point sur la mort de Cazalbou et Tarride. Il y est indiqué que leurs corps entreposés dans un hangar à l’intérieur d’une loge à porcs furent identifiés le 22 juillet 1944 à la morgue de l’hôpital de Saint-Girons.

Le nom de Christian Cazalbou est gravé sur le monument aux morts de Lorp.

Voir Saint-Girons (Ariège), victimes de la répression allemande et collaborationniste (fin mai-début juillet 1944) et des combats de la Libération, 20-21 août 1944

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article209966, notice CAZALBOU Christian par André Balent, version mise en ligne le 29 décembre 2018, dernière modification le 20 mai 2022.

Par André Balent

Christian Cazalbou (1925-1944)
Christian Cazalbou (1925-1944)
Cliché : Archives départementales de l’Ariège, 64 J 23, fonds Claude Delpla

SOURCES : Arch. dép. Ariège, 64 J 23, fonds Claude Delpla, documents mentionnés dans la notice et diverses autres attestations. —Claude Delpla, La Libération de l’Ariège, Toulouse, Le Pas d’oiseau, 2019, 514 p. [p. 150-151]. — Henri Dougnac, « Fusilhada a Glorieta », p. 111-114 in Jean-Paul Ferré (éd.), Les Couserannais racontent 39-45, édition bilingue imprimée et occitan (CD audio), Toulouse, Le Pas d’Oiseau, 2019, 141 p. — MemorialGenWeb, site consulté le 28 décembre 2018.

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