MAGNOL Noël, Antonin Bonnet [pseudonyme dans la résistance : Laurette ou Lorette]

Par Eric Panthou

Né le 25 décembre 1894 à Yssac-la-Tourette (Puy-de-Dôme), suspecté de propagande communiste en 1940, l’un des principaux recruteurs de résistants au sein des usines Michelin pour “Franc-Tireur”.

Noël Magnol est le fils de Jean-Baptiste, forgeron, et de Marie, née Montel, ménagère à Yssac-la-Tourette (Puy-de-Dôme).
Il travaillait chez Michelin et habitait 23 rue de la Confiance, au cœur de la cité Michelin de la Plaine.
En décembre 1940, un informateur reçu chez le Préfet remet au commissaire divisionnaire Buffet une liste de suspects actifs chez Michelin, faisant une propagande communiste ou de nature à nuire aux intérêts de l’État. Tous mériteraient d’être internés selon cet informateur, vraisemblablement un cadre de l’entreprise puisqu’il donne les noms et adresses de salariés Michelin ou ne travaillant plus chez Michelin.
Magnol rejoignit ensuite le Mouvement Franc-Tireur, particulièrement bien implanté chez Michelin, en partie grâce à lui car il semble avoir été l’un des principaux recruteurs de ce Mouvement au sein de l’entreprise, sous le nom de guerre Lorette, ou Laurette. Il partit ensuite en mai 1944 avec la plupart de ces hommes au sein de la 7éme Compagnie des Maquis d’Auvergne, 2éme Bataillon FFI, qui participa aux combats du Mont-Mouchet puis du Réduit de la Truyère. Elle fut formée début mai 1944 dans les Burons de Montgon au Mont-Mouchet. Après les combats du Mont-Mouchet, la 7e Compagnie au complet rejoignit les réduits du maquis du réduit de la Truyère. A Anterrieux, commandée par le capitaine Paul elle fut chargé de la protection du réduit de Chaudes-Aigues (Cantal). Le 20 juin 1944, elle va s’étendre sur un front de dix kilomètres et se battra toute la journée contre trois colonnes allemandes venant de Saint-Guéry, Saint-Urcize et du Pont-Rouge après avoir contourné Chaudes-Aigues. Au soir de cette journée du 20 juin 1944, la 7é Compagnie est anéantie mais elle a permis en grande partie, malgré le bombardement par l’aviation et le mitraillage, l’évacuation du réduit de la Truyère. Outre le capitaine Coupat et le lieutenant Louis Cahen, alias Couturier, la Compagnie eut 36 morts, 22 disparus et 40 blessés.
Son frère Eugène, alias Henri, était chef de sizaine à Clermont-Ferrand et rejoignit les maquis à Anterrieux.
Noël Magnol fut homologué Forces françaises de l’intérieur (FFI)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article209971, notice MAGNOL Noël, Antonin Bonnet [pseudonyme dans la résistance : Laurette ou Lorette] par Eric Panthou, version mise en ligne le 29 décembre 2018, dernière modification le 30 décembre 2018.

Par Eric Panthou

Sources : SHD Vincennes GR 16 P 383543 (non consulté) .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme : 2546 W 9072. Dossier de demande de la Carte de Combattant Volontaire de la Résistance pour Etienne Sauvestre .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme : 1296W75. Le Commissaire divisionnaire Chef de la 6e Brigade de Police Mobile au Préfet, 6 décembre 1940 .— Jean Sanitas, Les tribulations d’un Résistant auvergnat ordinaire : la 7e compagnie dans la bataille du Mont-Mouchet : Clermont-Ferrand, Montgon, Anterrieux, éditions du Pavillon, 1997 .— état-civil Yssac-la-Tourette.

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