ALTWIES Paul, Gilbert, André

Par Éric Belouet, Jean-Marie Conraud

Né le 31 octobre 1946 à Metz (Moselle) ; manœuvre puis ajusteur ; militant jociste de Moselle, permanent de la JOC (1968-1971) ; syndicaliste CFDT et militant CSCV de Moselle.

Né d’un père électricien à l’usine Sacilor de Rombas (Moselle) et d’une mère au foyer, Paul Altwies avait un frère et deux sœurs. Après avoir obtenu son certificat d’études primaires en 1959, il commença un apprentissage de menuisier qu’il interrompit rapidement en raison du manque de sécurité, lui-même ayant eu un accident sur une scie circulaire.

En 1960, Paul Altwies entra comme manœuvre à l’usine Sotracomet-Sotracomet qui employait environ 400 ouvriers. Il entra alors en contact avec la section jociste de Maizières-lès-Metz (Moselle) et sa première action dans l’atelier consista à mettre fin au bizutage des jeunes embauchés. Par la suite, la section CFTC, qui n’existait que dans le bureaux, le sollicita pour être candidat aux élections de délégués afin d’avoir une représentation dans les ateliers. Mais, en 1964, il dut aller passer un an dans un sanatorium.

Ayant repris le travail en février 1965, Paul Altwies fut alors reclassé dans les bureaux. Sur le plan militant, il redevint responsable de la section jociste de Maizières et membre de l’équipe fédérale de la vallée de l’Orne. Il fut aussi élu délégué CFDT dans le collège « employés » en 1968, mais cette responsabilité fut de courte durée puisque la JOC le sollicita la même année pour devenir permanent national. Il prit ses nouvelles fonctions en septembre 1968. Sur le plan géographique, il avait la charge des départements de la Champagne et des Ardennes et de cinq fédérations jocistes de la région Nord-Pas-de-Calais. Il était par ailleurs responsable du courrier des lecteurs du journal Jeunesse ouvrière, de l’animation de l’enquête-campagne organisée chaque année par la JOC et de certaines sessions de militants et de responsables. À ce moment-là, la JOC masculine, pour des raisons économiques, avait dû réduire le nombre de ses permanents qui n’étaient plus que 38. Ceci exigeait une mise en commun des moyens et une péréquation entre les régions.

Son mandat à la JOC ayant prit fin en juin 1971, Paul Altwies se maria le 10 juillet de la même année à Maizières-lès-Metz avec Joëlle Lamb, née en 1950. Le couple eut deux enfants.

Désireux d’entrer dans la métallurgie, Paul Altwies suivit une formation d’ajusteur dans un centre FPA, puis tenta vainement d’entrer chez Citroën. Selon son témoignage : « cela n’a pas marché car [il] étai[t] repéré ». Il fut finalement embauché en 1972 à l’usine France transfo qui comptait alors 400 ouvriers et où il n’y avait qu’un syndicat autonome. Après une année de travail souterrain, il fut désigné comme délégué syndical CFDT en 1973. Aux premières élections, la CFDT enleva les trois-quarts des élus aux délégués du personnel et les deux-tiers au comité d’entreprise.

En août 1974, il fut muté de l’usine de Maizières à l’usine de Metz qui venait d’être construite. Et par mesure disciplinaire, il passa de l’entretien à la production. La section syndicale CFDT regroupait à ce moment là 200 adhérents et Paul Altwies siégea au comité central d’entreprise du groupe Schneider. En 1972, il participa à la création du syndicat de la métallurgie de la Moselle avec René Huin qui était permanent. En 1987, il devint président de ce syndicat départemental ; il l’était toujours en 1997.

Parallèlement à son militantisme syndical, Paul Altwies s’engagea dans l’équipe CSCV qui existait dans les HLM de Maizières, mais ce fut surtout son épouse qui y prit des responsabilités : en 1982, elle devint permanente d’abord à plein temps, puis à mi-temps. Sur le plan politique, Paul Altwies adhéra au PS de 1974 à 1976 et fut candidat aux élections municipales en 1977.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article21, notice ALTWIES Paul, Gilbert, André par Éric Belouet, Jean-Marie Conraud, version mise en ligne le 10 décembre 2008, dernière modification le 10 décembre 2008.

Par Éric Belouet, Jean-Marie Conraud

SOURCES : Arch. JOC (SG), fichier des anciens permanents. — Témoignage de l’intéressé recueilli par J.-M. Conraud, septembre 1997. — État civil de Metz.

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