VÉDY Raymond

Par Annie Pennetier

Né en 1900, mort en 1977 ; plombier ; résistant de Ceux de la Libération

Issu d’une famille de onze enfants, fils de Jules Védy, plombier, et d’Alphonsine Defransure, sans profession, dès l’âge de 14 ans, il suivit la carrière professionnelle de son père. Anarchiste dans les années 20, il est alors fiché avec ses frères Maxime et Gilbert, par les Renseignements généraux pendant dix ans.
En 1939, Raymond rejoint l’entreprise de travaux publics dirigée par son frère Gilbert à Cherbourg (Manche).
Le 17 juin 1940, jour de la demande d’armistice par Pétain, avec Gilbert, il aida douze soldats anglais à regagner les îles anglo-normandes en mettant à leur disposition une vedette désaffectée sur le petit port de Diélette.
Le 3 juillet 1940, à Cherbourg, Georges Fougère, sa femme et Gilbert Védy, imprimèrent avec un composteur de lettres en caoutchouc, des tracts contre Pétain qu’ils répandirent, à bicyclette, dans la ville. Gilbert et son frère Raymond participèrent ensuite au groupe que le maire de Tourlaville, Jules Lemoigne, constitua en fin d’année avec l’ingénieur Cottat, responsable des travaux d’adduction d’eau confiés à la société La Parisienne. A ce petit groupe se joignirent Marcel Leblond, directeur de la Défense passive, puis le garagiste Auguste Giot. En février 1941, Gilbert Vedy fut désigné par Leblond comme chef de secteur de la Défense passive, ce qui lui permettait de circuler librement. Mais le 24 juillet, dénoncé, Gilbert Vedy, s’enfuit à Paris.
Raymond fut longuement interrogé par la Sipo-SD puis il entra alors dans la clandestinité et rejoignit le mouvement de résistance Ceux de la Libération comme agent de renseignement P1 (du 1/11/41 au 30/09/44).
Lors de la bataille de Normandie, Raymond Védy fut grièvement blessé, ce qui lui valut d’être décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze. Commandant du groupe de résistance de Tourlaville, il devint tout naturellement président du Comité Local de Libération. En septembre 1944, Raymond va profiter de son mandat de président pour enquêter sur l’assassinat de son frère.
Le 20 septembre 1944, le commissaire des grandes carrières, Dufour, celui qui avait fait fusiller plus de 80 résistants, fut arrêté par les FFI. Le 27 septembre, Raymond procéda à l’interrogatoire du commissaire Dufour et l’exécuta dans sa cellule.
En cours de rédaction.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article210077, notice VÉDY Raymond par Annie Pennetier, version mise en ligne le 31 mars 2019, dernière modification le 31 mars 2019.

Par Annie Pennetier

SOURCES : Renseignements fournis par la famille, Laurent Védy 2018 . — Biographies de Gilbert Védy et Maxime Védy.

Version imprimable Signaler un complément