VÉDÈRE Édouard

Par Huguette Juniet, Annie Pennetier

Né le 17 janvier 1920 à Villelongue (Hautes-Pyrénées), exécuté sommaire le 3 juillet 1944 à Champs-sur-Tarentaine (Cantal) ; ouvrier charpentier ; résistant FFI.

Fils de feu Joseph Vedere et de Élizabeth Baze, Édouard Védère était célibataire. ouvrier charpentier, il fut embauché comme manoeuvre à Soulom (Hautes-Pyrénées) puis à La Souterraine (Creuse).
En 1944, il travaillait pour la Société « Les travaux souterrains » sur le chantier de construction du barrage de Bort-les-Orgues (Corrèze) sur la Dordogne.
Résistant de l’AS de Haute-Corrèze, sous l’autorité du capitaine Audy de Meymac, il fut incorporé après le débarquement dans la 4e compagnie, 2e bataillon pour encadrer les jeunes recrues. Il participa également à des sabotages début juin 1944.
Son chef de centre de l’AS était Jean Olivier, entrepreneur de travaux publics à Bort-les-Orgues.
La brigade allemande Jesser, composée de troupes appartenant à la colonne Azerbaidjan ratissait la région à la recherche des maquisards des camps de Condat, Saint-Gesnes-Champespe et Égliseneuve-d’Entraigues. Le 1er juillet 1944, des soldats vinrent arrêter Édouard Védère et Henri Baa-Puyoulet, compagnons de chantier à leur domicile, aux Nadaus à Bort-les-Orgues.
Édouard Védère fut conduit en voiture à Champs-sur-Tarentaine, commune limitrophe à Bort, où un cultivateur retrouva son cadavre avec des traces de balles au front et à la poitrine, le 3 juillet.
Son dossier au SHD indique également « fusillé au cours d’une liaison qu’il effectuait au camp de Vallat de Bort où était installé le service de renseignement ».
Henri Baa Puyoulet, absent fut également arrêté et connut le même sort.

Son décès fut transcrit sur l’état civil de Villelongue le 18 juillet 1944.
Reconnu Mort pour la France, son certificat d’appartenance aux FFI avec avis favorable est daté de mai 1951 (résistant du 11 décembre 1943 au 3 juillet 1944).

Le nom de Édouard Védère est gravé sur les monuments aux morts de Villelongue et de Bort-les-Orgues, sur la plaque commémorative du barrage de Bort à Lanobre ainsi que sur et la stèle commémorative de Champs-sur-Tarentaine aux quatre maquisards de Haute Corrèze et de Champs.
En septembre 1951, sa mère était domiciliée à Pierrefitte-Nestalas (Hautes-Pyrénées).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article210396, notice VÉDÈRE Édouard par Huguette Juniet, Annie Pennetier, version mise en ligne le 24 janvier 2019, dernière modification le 25 avril 2021.

Par Huguette Juniet, Annie Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Puy-de-Dôme, Crimes de guerre, 908 W 137. — SHD Vincennes, GR 16 587748 . — Mémoire des hommes . — MémorialGenWeb.

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