BENOIST Jean-Baptiste

Né le 30 septembre 1818 à Rouen (Seine-Inférieure) ; imprimeur sur étoffes à Paris ; opposant au coup d’État de décembre 1851 ; communard.

Il était célibataire. En 1851, Jean-Baptiste Benoist demeurait rue Saint-Antoine (VII, VIII et IXe arr., maintenant XIIe). Il aurait participé aux réunions de la société secrète des « Amis de l’Égalité » et fait partie de son Comité central. Compromis aussi par la saisie de journaux et de gravures, il fut transporté (« Algérie moins ») plus d’un an à la suite du coup d’État. Voir Hibruit J.-P.
En 1870, il travaillait comme homme de peine. Il fut sergent dans une compagnie de marche du 198e bataillon de la Garde nationale et alla, le 20 avril 1871, à Neuilly ; il resta ensuite porte Dauphine (XVIe arr.) jusqu’au 20 mai et se retira chez lui lors de l’entrée des troupes, mais, du 24 au 26, il défendit cependant les barricades du boulevard Mazas (XIIe arr. aujourd’hui Diderot) ; il fut arrêté, le 26 mai, avenue Daumesnil, XIIe arr.
Le commissaire de police du quartier des Quinze-Vingts le présenta comme un ivrogne qui vivait en concubinage avec une femme mariée. Le 17e conseil de guerre le condamna, le 16 décembre 1871, à cinq ans de détention ; remise lui fut faite du reste de sa peine le 31 octobre 1876 ; sa conduite à Port-Louis (Morbihan) et à Thouars (Deux-Sèvres) fut bonne.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article210626, notice BENOIST Jean-Baptiste, version mise en ligne le 16 janvier 2019, dernière modification le 16 janvier 2019.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/733. — Arch. Min. Guerre, B 1926.

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