ALAVOINE Théophile, Jules, Marie, dit "Jules"

Par Gilles Pichavant

Né le 6 juin 1881, à Gisors (Eure), mort le 17 décembre 1967, à Gisors ; Menuisier, puis visiteur ; révoqué en 1920, secrétaire du syndicat confédéré CGT des cheminots de Gisors (Eure).

Fils d’un journalier devenu employé aux chemins de fer de l’Ouest, et d’une tisseuse, puis journalière, Jules Alavoine fut d’abord employé de laiterie. En novembre 1904 il entra aux chemins de fer de l’ouest, comme menuisier à Gisors.

Pendant la grève de 1910, comme beaucoup de cheminots des petites gares de province, il céda à la très forte pression gouvernementale, puisque, nous dit sa fiche matricule, « il a accompli une période d’instruction à la 4e section de chemins de fer de campagne eu 14 au 27 octobre 1910 (arrêté ministériel du 11 octobre 1910) ».

Nommé visiteur à la gare de Bréauté-Beuzeville (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) pendant la guerre, il était secrétaire du syndicat CGT des Cheminots de Bréauté-Bolbec de janvier 1918 à mai 1920. Il habitait le hameau de La-Grande-Mare à Houquetôt, commune limitrophe de Beuzeville.

En mai 1920, il fit grève et fut révoqué, ce qui lui valut d’être « Rayé de l’affectation spéciale le 5 juillet 1920 ». Il connut alors une période très difficile, qui le conduisit à quitter la région avec sa famille pour trouver du travail, et il changea de résidence à plusieurs reprises pendant une période de quatre années. Si en 1921, il était à Manneville-la-Goupil (Seine-Inférieure-Seine-Maritime), commune limitrophe de celle d’Houqueot, en décembre 1921 il était à Mantes-la-Jolie (Seine-et-Oise, Yveline). En 1922, il était dans l’Oise, à Vaucancourt, près de Beauvais.

En août 1924, il fut réintégré comme employé des chemins de fer de l’État en qualité de visiteur. En juin 1925, Alavoine était le secrétaire du syndicat confédéré [CGT] des cheminots de Gisors.

En 1929, il travailla à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Inférieure-Seine-Maritime). En 1934 il était à Gisors.

Le 2 janvier 1904, Jules Alavoine s’était marié une première fois avec Augustine Fournier, avec laquelle il eut deux filles. Le 13 juillet 1907, à Gisors, il se remaria avec Amandine Emélie Léchoppier, avec laquelle il eut onze enfants. Le 28 juillet 1928 à Gisors, il se remaria avec Ester Engels.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article210675, notice ALAVOINE Théophile, Jules, Marie, dit "Jules" par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 18 janvier 2019, dernière modification le 30 juillet 2020.

Par Gilles Pichavant

SOURCES : La Tribune des cheminots, organe de la Fédération nationale [CGT] des travailleurs des chemins de fer, 10 juin 1925 (Institut d’histoire sociale de la Fédération CGT des cheminots). — Arch. Dép. de Seine-Maritime, registre matricule, classe 1901, cote 1R 3108, N°817, et 10M358. — Le Fil Rouge, N°34, revue de l’IHS-CGT de Seine-Maritime. — JO du 9 août 1934. — Données de Daniel Gustave, sur geneanet.org — Notes de Louis Botella. — Direction des affaires sociales de la préfecture de Seine-Maritime, dossiers non versés aux archives.

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