QUESNEL Fernand, Rémi

Par Catherine Voranger, Jean-Paul Nicolas

Né le 29 septembre 1902 à Lintot (Seine-Inférieure, Maritime), mort à Lillebonne (Seine-Maritime) le 13 avril 1965 ; ouvrier riveur à ses débuts en 1922, distillateur pétrolier en 1938 ; résistant syndicaliste CGT et militant communiste ; déporté à Sachsenhausen et Buchenwald, rescapé.

Né au domicile de son grand-père Auguste Quesnel, journalier de cinquante neuf ans, Fernand Quesnel est le fils naturel de Marie, Gabrielle Quesnel, journalière âgée de dix huit ans, domiciliée chez son père à Lintot. Appelé sous les drapeaux en novembre 1922, il occupe un poste d’infirmier militaire puis regagne ses foyers en mai 1924. Son premier domicile est situé à Bolbec au 176, rue Fauquet Lemaître et ceci jusqu’à 1938 où il déménage à Lillebonne. Dans sa période bolbécaise (1922-1938), les renseignements généraux le considèraient comme le premier responsable du Parti communiste de Bolbec et le classèrent au Carnet B comme un militant dangereux. En 1938, son déplacement au 138, rue Fontaine Bruyère à Lillebonne s’explique par son embauche dans la proche raffinerie de pétrole Vacuum-Oil (future Mobil-Oil) située à Notre-Dame-de-Gravenchon, canton de Lillebonne. A cette époque de l’immédiat avant guerre, Fernand Quesnel est marié et père de quatre enfants et exerce le métier de distillateur à la Vacuum.
Secrétaire adjoint du syndicat CGT des pétroles (Vacuum-Oil et Standard) de Port-Jérôme et membre de la cellule communiste de Notre-Dame-de-Gravenchon, il déclara après la guerre être entré en résistance, à son poste professionnel sans rentrer dans la clandestinité, sous la direction d’Henri Messager en janvier 1941. Considéré comme dangereux pour l’occupant, il est arrêté le 21 octobre 1941 par la gendarmerie de Lillebonne, au cours de la grande rafle des militants communistes et syndicalistes de Seine-Inférieure consécutive au déraillement d’un train allemand à Pavilly. Il fut interné à Compiègne puis déporté à Sachsenhausen (59 096 ou 59 097) le 24 janvier 1943 Kommando Heinkel (aviation) jusqu’au 26 juillet 1944. Il fut ensuite transféré à Halberstadt (kommando de Buchenwald – 75 262) puis à Langenstein (usines Junkers). Rescapé, il fut libéré le 28 avril 1945, rapatrié le 19 mai à Jeumont avec une côte fracturée. De retour en France, il reprit des responsabilités syndicales à la Mobil-Oil où il occupait un poste de chef d’équipe bâtiment et agent de sécurité.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article211294, notice QUESNEL Fernand, Rémi par Catherine Voranger, Jean-Paul Nicolas , version mise en ligne le 3 février 2019, dernière modification le 15 janvier 2020.

Par Catherine Voranger, Jean-Paul Nicolas

SOURCES : Recherches de Catherine Voranger Normandie-Déportation. – SHD-Caen dossier individuel. – AD de Seine-Maritime Fiche matricule d’ incorporation ; dossiers relatifs à communistes et Carnet B en Seine-Inférieure . – Maitron en ligne, notice Louis Daëns par Jean-Paul Nicolas. – Editions Terre Humaine Ouvrage collectif Sachso, Amicale d’Oranienburg-Sachsenhausen.

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