CRONIER René, Jean, Louis

Par Jacques Girault, Julien Veyret

Né le 6 mars 1899 à Ceton (Orne), mort le 1er août 1975 à Angers (Maine-et-Loire) ; professeur ; syndicaliste du Maine-et-Loire.

René Cronier en 1941
René Cronier en 1941

Fils d’un boulanger agnostique et d’une fille d’hôteliers-restaurateurs catholiques pratiquants, René Cronier (parfois orthographié Crosnier) reçut tous les sacrements religieux. Il effectua ses études dans la Sarthe, entra à l’école des Arts et Métiers d’Angers puis à l’école supérieure d’électricité de Grenoble (Isère). Il avait été mobilisé en 1918 dans l’artillerie hippomobile. Ingénieur, il dirigea une fabrique de feux d’artifice à Angers tandis que son épouse tenait un commerce de farces et attrapes. Le couple eut deux enfants. À la suite d’un incendie de son entreprise mise en liquidation judiciaire, il devint professeur à l’école pratique de Niort (Deux-Sèvres) en octobre 1923 et fut muté comme professeur technique adjoint à l’atelier de travaux pratiques d’électricité à l’École nationale d’ingénieurs des Arts et Métiers d’Angers en octobre 1925. Il fut nommé professeur technique chargé des travaux électrotechniques en 1929, poste qu’il occupa jusqu’à sa retraite en 1957. Parallèlement, apiculteur, il possédait 400 ruches dans les environs d’Angers.
Cronier, marié en septembre 1920 aux Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire), père de deux enfants qui reçurent les premiers sacrements catholiques, séparé de son épouse depuis le début des années 1930, puis divorcé, se remaria en décembre 1943 à Angers.
Mobilisé en 1939 comme lieutenant, Cronier participa aux opérations militaires dans l’Est de la France et fut démobilisé dans le Sud du pays.
Cronier signa les appels à voter pour la liste Force ouvrière aux élections à la commission administrative nationale du Syndicat national de l’enseignement technique en 1951-1952 puis pour les listes de la tendance « autonome » jusqu’en 1957-1958. Il siégea comme titulaire (Force ouvrière) à la CA en 1951-1952 puis « autonome » de 1952 à 1955. Il fut élu comme suppléant à la CA de 1956-1957.
Cronier, membre suppléant de la commission administrative paritaire nationale des personnels agrégés et assimilés en 1952, fut à nouveau candidat à la CAPN des personnels agrégés et assimilés en 1956. Il était membre des jurys d’examens des PTA à la fin des années 1940.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article21131, notice CRONIER René, Jean, Louis par Jacques Girault, Julien Veyret, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 16 août 2015.

Par Jacques Girault, Julien Veyret

René Cronier en 1941
René Cronier en 1941

SOURCES : Arch. Dép. Maine-et-Loire, 1 ETP 494. — Presse syndicale. — Renseignements fournis par le fils de l’intéressé, par l’École nationale supérieure d’Arts et Métiers d’Angers et par Michel Maurice.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément