CARON Raymonde, Marie, Antoinette

Par Daniel Grason

Née le 7 mars 1918 à Sainte-Croix (Suisse) ; secrétaire ; résistante ; déportée à Ravensbrück (Allemagne).

Raymonde Caron
Raymonde Caron

Fille de Gaston et d’Héloïse Delcambre, de nationalité française, Raymonde Caron, titulaire du brevet exerçait depuis un an sa profession de secrétaire au Palais de Chaillot. Elle vivait chez ses parents 6 impasse de la Chapelle à Paris (XVIIIe arr.). Elle était en relation avec Denise Soleilbeau et Henri Goldszmidt. Par son intermédiaire ce dernier récupéra une machine à ronéotyper.
Elle fut interpellée le 9 mars 1944 vers 16 heures au Palais du Trocadéro par des policiers du commissariat du quartier d’Auteuil (XVIe arr.). Interrogée par le commissaire, elle a été inculpée le 12 mars 1944 pour « reconstitution de ligue dissoute. » Incarcérée, elle a été entendue le 26 mars par le commissaire divisionnaire de la BS1. Raymonde Caron confirma ses déclarations précédentes : « J’ignore totalement ce que peut être la IVe Internationale. »
Le commissaire releva qu’elle avait déclarée être partisane « d’une association de résistance. » Elle reconnut avoir indiqué à Henri Goldszmidt qu’une ronéo était dans un bureau rue de Bassano, société où elle travailla. Elle confirma avoir accepté de transporter les armes du groupe dans une sacoche. Elle reconnut avoir lu des tracts de la IVe Internationale, mais elle affirma qu’elle ne les diffusa pas.
Raymonde Caron a été inculpée d’infraction au décret du 24 juin 1939 qui concernait « la répression de la distribution et de la circulation des tracts de provenance étrangère. » Ainsi qu’à la loi du 5 juin 1943 qui réprimait « les activités communistes, anarchistes, terroristes ou subversives. »
Incarcérée à la prison de la Roquette, puis au Fort de Romainville (Seine, Seine-Saint-Denis), elle était le 12 juin 1944 dans le convoi de wagons de voyageurs, accrochés au train de la ligne régulière vers l’Allemagne. Soixante-quatre résistantes furent acheminées en une demi-journée à la gare de Sarrebruck. De là, des camions les emmenèrent au camp de Neue Bremm où elles restèrent dix jours.
Toutes ont été dirigées sur le camp de concentration de Ravensbrück. Affectée à un kommando de travail à Leipzig, elle a été libérée dans le courant du mois de mai 1945.
Raymonde Caron a été homologuée Déportée, internée, résistante (DIR).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article211381, notice CARON Raymonde, Marie, Antoinette par Daniel Grason, version mise en ligne le 8 mars 2019, dernière modification le 14 mars 2019.

Par Daniel Grason

Raymonde Caron
Raymonde Caron

SOURCES : Arch. PPo. 1 W 321-84544 (transmis par Gilles Morin), Rapport hebdomadaire des Renseignements généraux du 11 avril 1944, GA 1, GB 085. – Bureau Résistance GR 16 P 107757. – Livre-Mémorial, FMD Éd. Tirésias, 2004.

PHOTOGRAPHIE : Arch. PPo. GB 145

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