BESSON Raymond, Roger

Par Michel Thébault

Né le 13 février 1901 à Lémeré (Indre-et-Loire), exécuté sommairement le 22 août 1944 à Saint-Avertin (Indre-et-Loire) ; cultivateur ; résistant AS maquis de Scévolles (Vienne).

Raymond Besson était le fils de Jean François Besson âgé de 34 ans à sa naissance, jardinier à Léméré, et d’Augustine Noël âgée de 23 ans. Appelé pour le service militaire en 1921 il se déclara cultivateur. Il fut incorporé à Châteauroux (Indre) en mai 1922 dans la 9ème section d’infirmiers militaires, dépendant de la IXème région militaire (section constituée dans chaque Région militaire pour fournir le service de Santé des armées en personnels, infirmiers, médecins ou pharmaciens). En novembre 1922 il fut affecté à la 33ème SIMC (section d’infirmiers militaires coloniaux) et envoyé au Levant (dans les territoires sous mandat SDN, confiés à la France en 1920, Syrie, Liban et Cilicie). Il fit partie de l’Armée du Levant jusqu’en octobre 1923. Démobilisé en novembre 1923, il fut promu caporal. Il épousa Madeleine Ruzé (née en 1908 à l’Ile-Bouchard, Indre-et-Loire) et vint s’installer dans cette ville en 1928. Il exerçait alors le métier de chauffeur d’autos. Au recensement de 1936, il y était domicilié rue André Duchesne avec son épouse et son fils Élie, Jean né en 1933. Il déclara alors la profession de journalier. Il s’engagea à l’été 1944 dans la Résistance rejoignant dans le sud de l’Indre-et-Loire autour de de Champigny-sur-Veude, à proximité de la limite du département de la Vienne, un groupe de résistants de l’AS dirigé par René Mabileau. Le 10 août 1944 ce groupe se joignit avec véhicules et armes obtenues lors de deux parachutages, effectués sur les communes de Lémeré et Assay (Indre-et-Loire), à des groupes FTP de la Vienne voisine pour former le maquis de Scévolles, en forêt de la commune de Guesnes (Vienne).
Le 21 août 1944 Raymond Besson et trois camarades furent chargés d’une mission de recrutement de partisans volontaires en Indre-et-Loire, dans le secteur de Champigny-sur-Veude. Ils furent interceptés par un groupe motorisé allemand. Un maquisard Marcel Masson fut tué lors de l’accrochage. Un autre maquisard parvint à s’échapper, Raymond Besson et André Muñoz Blanco furent faits prisonniers. Conduits dans un premier temps à Chinon, ils furent transférés le soir même au manoir de Grand’Cour, sur la commune de Saint-Avertin au sud de Tours. Le manoir servait alors de lieu de repli temporaire à la Feldgendarmerie de Nantes et aux services de la SIPO-SD de Nantes et d’Angers qui y avaient rejoint à la mi-août celle de Tours. Raymond Besson et son camarade y furent interrogés et torturés. Au matin du 22 Août, dans le Petit Bois (nommé aujourd’hui Vallon des martyrs), ils durent creuser leur tombe, puis furent exécutés sommairement. Leur corps ne furent découverts que le 4 septembre 1944. Raymond Besson fut inhumé au cimetière de Saint-Gilles de l’Ile-Bouchard.
Il obtint la mention mort pour la France, fut homologué caporal FFI et fut reconnu Déporté-Interné-Résistant (DIR). Son nom est inscrit sur le monument aux morts de l’Ile-Bouchard ainsi que sur des stèles à Guesnes (Vienne) à la gloire des morts du maquis de Scévolles, et à Saint-Avertin, dans le Vallon des Martyrs.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article212115, notice BESSON Raymond, Roger par Michel Thébault, version mise en ligne le 17 février 2019, dernière modification le 12 mars 2020.

Par Michel Thébault

SOURCES : SHD Caen AVCC Cote AC 21 P 22317 (à consulter) — Arch. Dép. Indre-et-Loire (état civil, registre matricule, recensement 1936) — Site VRID (Vienne, Résistance, Internement, Déportation), article Jacques Albert et Jacques Pirondeau,Le maquis de Scévolles, 2015 — Site Souvenir Français du Loudunais — Chemins de mémoire du Loudunais — Site de l’association Saint-Avertin Avenir, août 2008 — Journal La Nouvelle République Devoir de mémoire au Vallon-des-Martyrs 2 septembre 2015 — Mémoire des Hommes — Mémorial GenWeb.

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