VUILQUEZ Pierre, Émile

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 15 mai 1913 à Luze (Haute-Saône), exécuté sommairement le 27 septembre 1944 à Chenebier (Haute-Saône) ; mécanicien ; Déporté et interné résistant (DIR).

Pierre Vuilquez était le fils de Pierre Frédéric et de Louise Émilie Rossenblaht, cultivateurs domiciliés au quartier du transformateur, à Luze. Il avait trois frères, Georges Pierre, Marcel et Charles Edmond. Il était marié avec Lucienne Renée Nardin et domicilié à Étobon (Haute-Saône) où il exerçait le métier de mécanicien.
En septembre 1944, les soldats nazis qui fuyaient devant les troupes alliées, étaient en même temps harcelés par les résistants depuis plusieurs jours. Le 9 septembre 1944 un officier supérieur, probablement un général, fut tué par les maquisards du Chérimont. Le 27 septembre 1944, à Étobon les soldats allemands, en majorité des cosaques décidèrent en représailles de rassembler tous les hommes valides, et de les conduire à Héricourt, afin d’y effectuer des travaux de défense. Mais ils choisirent finalement de s’arrêter avec leurs otages à Chenebier. Vers seize heures 27 d’entre eux dont le pasteur furent chargés dans des charrettes et conduits vers la frontière pour être déportés. Les autres au nombre de 40 furent abattus à la mitraillette par groupes de dix, contre le mur du temple protestant.
L’acte de décès de Pierre Vuilquez fut dressé le 12 décembre 1944 à Chenebier sur la déclaration de Jules Mettey, 53 ans, cultivateur à Chenebier et transcrit à Étobon le 4 août 1947.
Il obtint la mention « Mort pour la France » portée sur l’acte de décès et le titre de "Déporté et interné résistant" (DIR) [dossier SHD Vincennes GR 16 P 599851].
Son nom figure sur la plaque commémorative 1939-1945 des fusillés, à Chenebier, sur le mémorial 1939-1945 à Étobon et sur le mémorial de la Résistance, à Vesoul (Haute-Saône).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article212282, notice VUILQUEZ Pierre, Émile par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 21 février 2019, dernière modification le 21 février 2019.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Maitron des fusillés Chenebier, massacre dit d’Étobon (27 septembre 1944).— Wikipédia et nombreux sites internet.— Mémorial Genweb.— Recensements de population commune de Luze du 29 mars 1921.— État civil (acte de décès).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément