BRASCHEVIZKY Léon

Par Daniel Grason

Né le 16 mai 1923 à Paris (XIe arr.), mort le 15 janvier 2017 à Paris (XIVe arr.) ; opticien ; sympathisant de la IVe Internationale ; interné au camp de Drancy (Seine, Seine-Saint-Denis) ; sympathisant de la IVe Internationale ; victime de l’antisémitisme.

Léon Braschevizky
Léon Braschevizky

Fils de Wolf Braschevizky, tailleur d’origines turques, et de Léa Talsky, couturière russe, Léon Braschevizky était légalement domicilié chez ses parents 4 rue Wilfrid-Laurier à Paris (XIVe arr.), mais de fait il résidait dans un logement loué par son beau-frère Maurice Laval au 5 rue de La Châtillonneraie à Montrouge (Seine, Hauts-de-Seine). Il exerçait sa profession d’opticien à la Maison Jobin 26 rue Bertholet à Arcueil (Seine, Val-de-Marne).
II a été interpellé par des policiers du commissariat de Boulogne-Billancourt le 11 mars 1944 à 17 heures au 103 avenue Verdier à Montrouge. Fouillé, il portait sur lui une fausse carte d’identité au nom de François, Léon Brachet avec sa photographie. La pièce d’identité émanait de la Police d’État de Seine-et-Oise et du Commissariat Central aux Chantiers de Jeunesses. Il fut inculpé pour « reconstitution de ligue dissoute », « d’infraction » au décret du 24 juin 1939 » concernant « la répression de la distribution et de la circulation des tracts de provenance et à la loi du 27 octobre 1940 instituant « la carte de français. »
II a été interrogé à nouveau le 28 mars 1944 par des inspecteurs de la BS1, il déclara qu’il n’avait « jamais milité en faveur d’une quelconque organisation politique ». Il reconnut qu’il était acquis aux doctrines trotskystes et qu’il avait été sollicité par Maurice Laval son beau-frère. Ce dernier lui donna à plusieurs reprises des tracts édités par la IVe Internationale. Il affirma : « après leur lecture, je les ai fait disparaître sans les avoir diffusés. »
Les policiers soupçonnaient qu’il était plus engagé dans l’organisation trotskyste qu’il ne le disait. Quant aux fausses cartes d’identités, il les aurait utilisés en cas de passage dans la clandestinité. Il affirma : « Jusqu’ici, bien que j’ai été en possession de ces pièces, je n’ai jamais eu à les exhiber alors que je circulais en dehors du département de la Seine et me rendais dans certains établissements interdits aux juifs, dépourvu de l’étoile. »
Léon Braschevizky a été interné le 14 juillet 1944 au camp de Drancy sous le matricule 25123, il déposa 129 francs à l’administration du camp (reçu N° 6457 dans le carnet de fouille n° 156).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article212911, notice BRASCHEVIZKY Léon par Daniel Grason, version mise en ligne le 11 mars 2019, dernière modification le 29 avril 2019.

Par Daniel Grason

Léon Braschevizky
Léon Braschevizky

SOURCES : Arch. PPo. GA 1, GB 85, GB 143 (photo). – Bureau Résistance (pas de dossier). – Site internet CDJC. — État civil.

PHOTOGRAPHIE : Arch. PPo. GB 143

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