ASSADOURIAN Arménak/ NALBANDIAN Michel (Armo)

Par Astrig Atamian

Né à Bitlis en 1905 ; Arménien originaire de l’Empire ottoman, au Parti communiste français en 1926 à Lyon, puis en région parisienne (Renault) notamment à Alfortville (Seine, Val-de-Marne) ; exclu en 1935.

Né en 1905 dans une famille de paysans, Arménak Assadourian grandit sans son père, incarcéré pendant trois ans pour menées révolutionnaires. Recueilli à l’orphelinat d’Alexandropole en Arménie russe (Léninakan à l’époque soviétique, Gumri aujourd’hui) à l’issue de la guerre, il y apprit à lire et à écrire en arménien. Il rapporta plus tard avoir souffert de la famine au cours de ces années. Arménak Assadourian commença à travailler à l’âge de douze ans comme apprenti zingueur plombier. Il arriva ensuite en France et adhéra au Parti communiste français en mai 1926 à Lyon. Il avait été recruté par Arzoumanian et Sarafian. Arménak Assadourian partit ensuite pour Paris où il intégra la cellule Renault et se vit confier le travail syndical dans la sous-section arménienne. Lors d’une manifestation antimilitariste, le 3 juillet 1929 à Lyon, il fut arrêté par la police. Il passa une nuit au poste avant de sortir en liberté provisoire. Il se rendit à Tillières dans l’Eure, changea d’identité et devint Nalbandian Michel né à Téhéran. Il travailla dans une fonderie pendant trois mois puis revint à Paris. Il fut suspendu du parti pendant six mois pour négligence car il avait été en possession d’une liste d’ouvriers arméniens adhérents à la CGTU. Au chômage à partir de 1931, il ne reprit sa carte qu’au début de l’année 1933. Il trouva ensuite du travail chez Bi-Métal à Alfortville où il devint membre de la cellule 1314 qui réunissait d’autres militants arméniens. Il fit également partie d’un syndicat unitaire. En 1933, Arménak Assadourian (Michel Nalbandian) épousa Bagdassarian Vartanush, couturière, membre du HOK (Comité d’aide à l’Arménie, fondé à Erevan en 1921), dont le frère avait été dachnak (Fédération Révolutionnaire Arménienne – IIe Internationale) jusqu’en 1930 et dont les parents vivaient à Batoum en Géorgie. Arménak Assadourian (Michel Nalbandian) fut de nouveau au chômage à partir du 2 septembre 1934. Signalé comme suspect, il fut exclu du Parti communiste français le 20 mars 1935 pour « anarchisme, indiscipline, opposition, (…) et pour maintenir des relations avec des exclus du parti ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article212952, notice ASSADOURIAN Arménak/ NALBANDIAN Michel (Armo) par Astrig Atamian, version mise en ligne le 7 mars 2019, dernière modification le 4 mai 2021.

Par Astrig Atamian

SOURCES : RGASPI, Moscou, 495 270 1194.

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