SARDAIS Claude, André

Par Christian Cottet

Né le 6 juillet 1946 à Paris (XIIIe arr.) ; agent technique physicien, inspecteur général des Finances (1985-2014) ; syndicaliste CFDT, secrétaire permanent de l’UPSM-CFDT (1973-1983), secrétaire général (1978-1981) conseiller fédéral de la FGM-CFDT (1978-1983), membre de la Commission exécutive (1981-1983) ; président de la fondation France-Pologne (1997-2007).

Claude Sardais
Claude Sardais

Son père, Georges Henri Sardais, né le 21 mai 1912 à Donges (Loire-Inférieure), apprenti chaudronnier aux Chantiers navals de Saint-Nazaire, vint à Paris en 1927 à la suite d’une des crises de la construction navale. Il y occupa divers emplois d’ouvrier professionnel dans le bâtiment de 1927 à 1975. Sa carrière fut interrompue par la guerre : mobilisé en 1939, il fut prisonnier de guerre jusqu’en 1945. Sa mère, Marcelle Aline Lambert, née le 13 novembre 1919 à Paris (XIIIe arr.) fut successivement ouvrière conditionneuse dans des laboratoires pharmaceutiques, ouvrière piqueuse à domicile, puis mère au foyer à plein temps, enfin femme de ménage chez des particuliers. Aîné de cinq frères et sœurs (Jacqueline, Alain, Josiane et Chantal), Claude Sardais fut élevé dans une famille de culture laïque Il fut baptisé à l’âge de dix ans et fit sa communion solennelle comme ses quatre frères et sœurs. La famille s’étant installée à Montrouge (Hauts-de-Seine) en 1945, il y fit sa scolarité d’abord à l’école maternelle de la rue Boileau (1949-1952) puis à l’école primaire de la rue Racine (1952-1955), enfin au cours complémentaire de la rue de Bagneux, transféré rue de la Vanne toujours à Montrouge (1955-1961). En 1961, il obtint le BEPC. De 1961 à 1964, il fit des études professionnelles à l’École d’optique appliquée, devenue le lycée technique Fresnel, boulevard Pasteur à Paris dans le XVe arrondissement. Il y obtint le Brevet d’enseignement industriel d’aide-physicien.

Pendant sa scolarité, il occupa divers emplois d’été : contractuel aux PTT en tant qu’agent de tri en juillet 1962 et 1963, puis comme magasinier en grande surface de juillet à octobre 1964. Sa carrière professionnelle commença véritablement en octobre 1964 comme agent technique physicien au service d’aéronomie du CNRS à Verrières-le-Buisson (Essonne). D’octobre 1967 à janvier 1968, il occupa les fonctions de maître d’éducation physique contractuel en école primaire dans le Val-de-Marne afin de préparer le baccalauréat mais il fut appelé pour effectuer le service militaire. Il l’effectua d’abord à Orléans (Loiret) puis au camp de Satory à Versailles (Yvelines), de janvier 1968 jusqu’en avril 1969. Après six mois chez Alcatel à Arcueil (Val-de-Marne), il fut embauché en novembre 1969 en qualité d’agent technique physicien à la Compagnie des Compteurs de Montrouge, entreprise devenue Compteurs Schlumberger en 1971. Il y resta jusqu’en octobre 1973, date à laquelle il fut élu secrétaire permanent à l’Union parisienne des syndicats de la métallurgie CFDT (UPSM-CFDT).

À partir de 1965, Claude Sardais participa à la vie sociale et politique de Montrouge. Il y fut un membre actif et rapidement vice-président de la Maison des Jeunes et de la Culture jusqu’en 1967. Il adhéra au Parti communiste français et refonda, en 1966, le Cercle des jeunes communistes de Montrouge dont il fut le secrétaire. Il fut exclu du PCF pour gauchisme en 1967. Il adhéra alors au PCI (IVe Internationale), puis à la Ligue communiste à sa création, en septembre 1968, ceci jusqu’en 1973. Il quitta alors cette organisation considérant que ses positions n’étaient plus compatibles avec l’engagement syndical tel qu’il le concevait. Ce fut cependant dans cette organisation qu’il fit des rencontres décisives tant dans sa vie personnelle que dans sa vie sociale et politique : Liliane Rogozinski, qui devint son épouse, et Christian Marquette, futur responsable CFDT dans le secteur de la Chimie. En 1966, il participa à la fondation de « l’association des salariés du service d’aéronomie du CNRS », association qui devait se transformer en section syndicale d’entreprise CFDT fin 1968.

En février 1970, il adhéra à la section syndicale CFDT de la Compagnie des Compteurs (CDC) de Montrouge (son employeur depuis novembre 1969) et il en devint délégué syndical et le sera jusqu’en septembre 1973. Ce fut à ce titre, qu’à partir de 1971, il devint le représentant de sa section syndicale d’entreprise au conseil du syndicat CFDT de la construction électrique et électronique de la région parisienne (SCEE-CFDT), membre du conseil de l’Union parisienne des syndicats de la métallurgie (UPSM-CFDT) et membre du bureau de l’Union locale CFDT de Montrouge. En 1972 et jusqu’en septembre 1973, il devint également membre du conseil de la branche construction électrique et électronique de la Fédération de la métallurgie (FGM-CFDT) et secrétaire de l’Intersyndicale CFDT du groupe Compteurs Schlumberger. En octobre 1973, Claude Sardais, sur proposition de Roger Dumas alors secrétaire général, fut élu secrétaire permanent de l’Union des syndicats parisiens de la métallurgie (UPSM-CFDT). Il négocia, avec Rémy Allanos son détachement de la Compagnie des compteurs : il comptait toujours parmi les effectifs de l’entreprise, mais son salaire était assuré par l’UPSM-CFDT. Cette même année, cette organisation décida, après un long débat, d’une réforme de ses structures pour passer de syndicats de branches industrielles, dont le périmètre était le territoire de la région parisienne, à des syndicats par secteurs géographiques, toutes branches confondues ; le principe de la solidarité financière entre les syndicats et les sections syndicales, était maintenu. Cette réforme avait pour objectif de mieux prendre en compte les délocalisations des établissements de la métallurgie de Paris et sa proche couronne vers la grande couronne et également de saisir les opportunités de développement du syndicalisme engagé à la suite de mai 1968 en rapprochant les syndicats des implantations plus éclatées des travailleurs, en particulier dans les PME. Cette réforme fut mise en œuvre dans le cadre d’un plan de développement de 1975 à 1981. Elle mobilisa alors beaucoup d’énergie de la part des militants et des secrétaires permanents.

À partir de 1974, Claude Sardais participa activement au débat qui agitait alors la CFDT autour des Assises pour le socialisme et sur un thème fort dans le syndicalisme français : les rapports entre les syndicats et les partis politiques. Il s’y exprima en privilégiant l’autonomie du syndicalisme par rapport aux partis politiques en particulier dans CFDT Métaux, journal de l’UPSM-CFDT et dans Les Temps Modernes. À la même époque, il collabora à La Gazette ouvrière avec d’autres militants de la CFDT : Alexandre Bilous, Christian Marquette et Marie-Noëlle Thibault.

Dans le cadre de ses mandats à l’UPSM-CFDT, il participa au congrès de la FGM-CFDT à Dijon en 1971, ainsi qu’à celui de Grenoble en 1974, de Strasbourg en 1977 et de La Rochelle en 1981. Il fut membre du conseil de cette fédération de 1978 à 1983 et membre de la Commission exécutive de 1981 à 1983. Il participa également au Conseil national confédéral de 1977 à 1983 et aux congrès confédéraux de 1973 à Nantes, de 1976 à Annecy, de 1979 à Brest et de 1982 à Metz.

Le conseil des syndicats de l’UPSM-CFDT du 10 mars 1978 élut Claude Sardais comme secrétaire général de l’Union en remplacement de Rémy Allanos. Le même conseil qui fit un bilan intermédiaire du plan de développement de 1975-1981. Malgré les inquiétudes soulevées par la baisse des adhésions et cotisations le conseil décida, en accord avec le nouveau secrétaire général, de poursuivre la mise en œuvre du plan de développement. Il y avait alors un espoir d’ouverture de nouvelles perspectives dans les élections législatives des 12 et 19 mars 1978. L’échec de la gauche obscurcit ces perspectives et marqua un temps de découragement face à ce que l’on analyse désormais comme les dégâts de la crise économique mondiale ouverte en 1974. En octobre 1978, Claude Sardais exprima alors une ligne de « remobilisation syndicale » afin de retrouver le moral et la capacité d’agir en particulier dans un éditorial du CFDT Métaux intitulé « Les paumés du petit matin », en référence à la mort de Jacques Brel qui venait de se produire. Cet appel, qui pouvait s’apparenter à ce que l’on appellerait plus tard « re-syndicalisation », fut mal accueilli par de nombreux militants de l’UPSM-CFDT.

En août 1980, éclatèrent les grèves des chantiers navals de Gdansk. Claude Sardais, qui était en relation depuis 1967 avec l’opposition polonaise (le KOR – comité de défense des ouvriers) et plus particulièrement avec Alexander et Barbara Labuda, future députée à l’Assemblée nationale polonaise, décida d’aller soutenir sur place les militants polonais engagés dans ce combat. Mis en relation avec Edmond Maire par Rémy Allanos, il obtint mandat pour intervenir au nom de la CFDT en soutien à ce mouvement. À Gdansk, il l’exprima publiquement le 26 août 1980 devant les membres du Comité de grève des chantiers navals. Il était ainsi le premier syndicaliste occidental à exprimer publiquement et sur place le soutien d’une confédération syndicale occidentale au Mouvement de Solidarność.

Le 17 septembre 1980 le syndicat CFDT de la métallurgie de Seine-et-Marne sud signait avec la direction de l’entreprise Legris, dont le siège était alors à Ozoir-la-Ferrière, un accord qui était l’aboutissement de deux ans de lutte pour que l’emploi soit préservé pour l’ensemble des salariés alors que l’entreprise se délocalisait vers la Bretagne avec l’appui des pouvoirs publics dans le cadre de la politique de décentralisation. Cet accord qui expérimentait de nouvelles formes de garantie d’emploi, avait été rendu possible par la mobilisation conduite sur place par le délégué CFDT dans l’entreprise et l’Union locale d’Ozoir-la-Ferrière, et par la forte implication du secrétaire général du syndicat des métaux de la Seine-et-Marne sud, Jacques Pince, de Claude Sardais et de l’un juriste syndical le l’UPSM-CFDT, Christian Cottet. Par ailleurs Pierre Legris, patron catholique social breton, était sensible aux rapports sociaux et à l’approche préventive et négociée des questions d’emploi en Suède où l’entreprise avait une filiale.

Du 5 au 7 novembre 1980, au conseil des syndicats de l’UPSM-CFDT, éclata une crise portant sur les moyens de l’organisation affectés par la baisse des cotisations et des financements de soutien du plan de développement. Il fallait réduire les dépenses et supprimer des emplois ! Cette situation divisait les secrétaires permanents et les syndicats de l’UPSM. Les plus gros syndicats, les « plus riches », rechignaient à perdre ce qu’ils considéraient comme leurs moyens, envisageant même de remettre en cause un des fondements historiques de l’UPSM-CFDT : la mise en commun des moyens entre les syndicats qui la composent afin de mutualiser les ressources des sections syndicales d’entreprises à moyenne de salaires très différenciée selon les branches et les qualifications. Les propositions de solutions faites par le secrétaire général Claude Sardais, avec l’appui d’une partie des secrétaires permanents, furent rejetées par le conseil. Face à cette situation, il démissionna de son mandat de secrétaire général, restant à disposition en tant que secrétaire permanent afin de poursuivre le débat. Le Conseil mit alors en place un dispositif provisoire : la gestion des affaires courantes par un secrétariat élargi à des membres non permanents des syndicats et la convocation d’une assemblée générale des syndicats de l’Union pour juin 1981 afin de décider des réformes structurelles. Ni l’arrivée de la gauche au pouvoir en mai-juin 1981, avec la mise en œuvre des droits nouveaux à partir de 1982, ni la mobilisation autour de luttes des OS de l’automobile ne permirent d’enrayer le processus de baisse des adhésions et donc des moyens de l’UPSM-CFDT. Il fallut engager la suppression de deux autres postes de permanents. Face à cette menace deux syndicats décidèrent de sortir de la mise en commun des moyens. Claude Sardais participa alors au secrétariat permanent qui, avec Catherine Léger et Michel Carvou, réussit à construire un compromis validé par l’assemblée générale de novembre 1983. Michel Carvou avait été élu secrétaire général le 14 juin 1883 et Claude Sardais quitta de lui-même ses mandats considérant que dix ans dans ces fonctions suffisaient et qu’il était souhaitable de renouveler les responsables conformément à la tradition de l’UPSM-CFDT.

Bien qu’ayant déjà négocié les conditions de son retour aux Compteurs Schlumberger, il intégra l’École nationale d’administration (ENA) en réussissant le concours d’entrée au titre de la troisième voie (responsables syndicaux et associatifs, élus locaux) qui venait d’être créée par le ministre de la Fonction publique, Anicet Le Pors. Son passage à l’ENA lui ouvrit l’accès au corps de l’Inspection générale des Finances en juin 1985. Il devait être le seul inspecteur général des finances issu de la troisième voie première manière. Entré dans le corps en juin 1985, il commença par des missions classiques d’inspecteur des finances. L’une de ses premières missions porta sur le contrôle douanier des raffineries, notamment sur le comptage entrant-sortant du carburant et la fiscalité à la raffinerie de Normandie puis sur l’ensemble du territoire national. Cette mission lui permit d’utiliser son expérience professionnelle de technicien aux Compteurs Schlumberger et réveilla son goût pour la culture technique et pour le monde de l’entreprise industrielle. Cette mission déboucha sur une réforme profonde de la législation dans ce domaine fiscal datant de 1935 afin de prendre en compte les nouveaux outils du comptage et de l’informatique. Il rédigea également un rapport sur la politique de la ville en 1990 qui soulignait le rôle prédominant du chômage sur la dégradation de la vie dans les cités. Suivi de peu par les émeutes de Vaulx-en-Velin, ce rapport devait contribuer à la nomination d’un ministre de la Ville avec rang de ministre d’État, Michel Delebarre.

À partir de 1990, il participa à différents cabinets ministériels. Dans celui de Louis Besson, ministre délégué au Logement, il contribua notamment, comme directeur adjoint du cabinet, à la réforme du 1 % logement, celui-ci s’ouvrant au financement du logement des plus démunis. Dans le cabinet de Jean-Louis Bianco, ministre des Affaires sociales, en 1991-1992, en tant que conseiller spécial, il élabora une stratégie de sortie de la crise des déboutés du droit d’asile, participant à l’élaboration de la circulaire de régularisation émanant exceptionnellement du ministère des Affaires sociales – et non du ministère de l’Intérieur – et à la mise en place du comité de suivi qui devait permettre la régularisation d’environ 40 000 déboutés. En 1992-1993, toujours conseiller spécial auprès de Jean-Louis Bianco devenu ministre des Transports, il fut en charge des négociations du conflit dans les transports routiers, ce qui fut pour lui l’occasion de remobiliser son expérience des relations sociales et, en particulier celle de la négociation en situation de conflit. Pour sortir de la « crise du TGV Méditerranée » entre Valence et Marseille-Nîmes, qui durait depuis plusieurs années, il contribua à mettre en place une approche donnant aux associations contestataires du projet les moyens de faire valoir leurs arguments et d’étudier sérieusement les propositions alternatives ; il imposa, avec l’accord et le soutien de Jean-Louis Bianco, de soumettre sept solutions alternatives de tracé et de politique de transport ferré à l’évaluation d’un cabinet spécialisé britannique, sans lien avec la SNCF. La conclusion de l’audit, acceptée par la grande majorité des associations, ne laissait le choix qu’entre une voie ferrée nouvelle (TGV ou non) ou une nouvelle autoroute. La phase de l’enquête publique put être engagée et se déroula sans incidents notables. À la suite de cette décision, il rédigea le texte de la « Circulaire Bianco » du 15 décembre 1992 « relative à la conduite des grands projets d’infrastructures », qui allait transformer le rôle des associations dans le processus de décision publique et servir de socle à la loi Barnier.

Nommé directeur des transports terrestres au ministère de l’Équipement et des Transports en janvier 1993, il fut relevé de ses fonctions par la nouvelle majorité en août de la même année. Après une période de retour aux missions plus traditionnelles de l’Inspection Générale des Finances, il devint en 1997 président de la Fondation France-Pologne. Il devait le rester dix ans, jusqu’en 2007. Créée en 1989 pour dix ans, cette fondation s’était vu confier en 1997 un nouvel objectif pour une seconde phase : accompagner la Pologne dans le processus d’adhésion à l’Union européenne. Claude Sardais fut donc au cœur de ce processus et transforma la Fondation, composée jusqu’alors des seules représentations françaises, en une association France-Pologne pour l’Europe dirigée à parité par des Polonais et des Français. Il développa dans ce cadre des actions de formation et d’échanges valorisant les compétences des acteurs polonais locaux, universitaires et professionnels, en favorisant la mobilisation d’acteurs de la nouvelle génération. Il eut parfois à s’opposer à des attitudes méprisantes de certains acteurs « occidentaux » en face de personnes considérées comme déformées par les années de régime communiste et, de ce fait, difficilement capables de s’adapter à une gestion ou à une administration libérale qui devait être l’objectif de leur intégration. Il y fut rejoint par Didier Cusserne lui-même ancien secrétaire général de l’UPSM-CFDT.

En 2007, les ministères des Finances et des Affaires étrangères considérant l’objectif atteint, il conduisit la fin des activités de l’association France-Pologne et réintégra le service de l’Inspection générale des Finances. Il participa à différentes missions et rapports dont plusieurs lui permirent à nouveau d’utiliser ses compétences acquises antérieurement dans sa carrière administrative. Il pilota notamment une mission interministérielle sur le RMI, qui devait étudier les abus des bénéficiaires, et aboutit à des conclusions faisant ressortir le développement très limité de ces abus mais a contrario le nombre important de bénéficiaires potentiels ne connaissant pas et n’utilisant pas tous leurs droits. L’augmentation importante et soudaine du nombre de bénéficiaires du RMI se révéla être due à la réforme de l’indemnisation du chômage un an plus tôt, réforme qui, en réduisant les montants et durées de l’indemnisation, faisait basculer un nombre important d’allocataires des ASSEDIC sous le régime du RMI. Ce rapport fut de ce fait enterré. Il conduisit plusieurs missions communes du ministère des Finances et du ministère de la Défense au sujet des méthodes de choix et de financements des grands projets d’armement, de leur entretien et des liens avec les entreprises fournisseurs, publiques et privées, françaises et européennes. Il rédigea en 2013 avec Jean-Louis Bianco le rapport « Réussir la réforme du système ferroviaire » qui servi de base à la réforme de 2014. Sa dernière mission s’intéressa à la crise des « bonnets rouges » dans le secteur des coopératives agricoles bretonnes. Atteint par la limite d’âge, il fit valoir ses droits à la retraite le 6 juillet 2014.

Depuis, il cultive son jardin dans le domaine des questions sociales et économiques. Depuis 2018, il enseigne à Sciences Po Paris, en master 2, sur le sujet de la réforme de la SNCF de 2018, avec Jean-Louis Bianco.
Il avait épousé Liliane Rogozinski en septembre 1970. Le couple eut deux enfants, Pascale le 31 mars 1971 et Cyrille le 15 septembre 1977.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article213383, notice SARDAIS Claude, André par Christian Cottet, version mise en ligne le 18 mars 2019, dernière modification le 19 novembre 2021.

Par Christian Cottet

Claude Sardais
Claude Sardais
Claude Sardais et Lech Walesa
Claude Sardais et Lech Walesa
Claude Sardais au cours d'un stage au Sénégal
Claude Sardais au cours d’un stage au Sénégal

ŒUVRE : Articles non signés, CFDT Métaux, 1973-1983. — « La CFDT, un syndicat venu d’ailleurs », Les Temps Modernes, 430, mai 1982. — « Évaluation des mesures en faveurs des zones de revitalisations rurales », http://www.igf.finances.gouv.fr/files/live/sites/igf/files/contributed/IGF%20internet/2.RapportsPublics/2009/2009-M-044.pdf. — Avec G. Rencki, Les enjeux de la politique agricole commune après l’élargissement de 2004 : SGGW, Université d’Agriculture de Varsovie, Paris, L’Harmattan, 2012.
— Avec Jean-Louis Bianco, Ludovic Espinasse, Réussir la réforme du système ferroviaire, avril 2013, http://www.igf.finances.gouv.fr/files/live/sites/igf/files/contributed/IGF%20internet/2.RapportsPublics/2013/2012-M-104.pdf .

SOURCES : Entretiens de 2015 à 2017 avec Claude Sardais. — Fonds des archives UPSM-CFDT. — Archives fédérales de la FGMM-CFDT. — Archives personnelles de Claude Sardais et Christian Cottet. — Collection de La Gazette ouvrière, http://archivesautonomies.org/spip.php?rubrique 432.

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