SWEDROWSKI Franciszek (François)

Par Jean-Louis Ponnavoy

Né le 9 novembre 1924 à Blizanov (Pologne), exécuté sommairement le 26 juin 1944 à Toulon-sur-Arroux (Saône-et-Loire) ; gareur mécanicien automobile ; résistant des Francs-tireurs et partisans main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI).

François Swedrowski était le fils de Franciszek et de Josepha Jedrusrak. Il était célibataire et exerçait le métier de gareur mécanicien en automobile au garage Citroën, à Montceau. Il résidait 18 rue de la République, à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), où ses parents tenaient un café.
Dès l’automne 1943, il eut des contacts avec les premiers résistants FTP français du secteur géographique de Montceau-les-Mines. Il n’y a pas de preuves de sa participation à l’époque aux actions de sabotages, réquisitions à main armée etc. Il faisait partie des sédentaires FTP. Il dépendait du bataillon Mickiewicz et portait le pseudonyme "Niut". Le café familial était fréquenté par les soldats de l’armée d’occupation et selon un témoignage de sa cousine Irena, il avait organisé en lien avec le responsable FTP de Montceau-les-Mines un coup de main pour récupérer des armes sur les soldats allemands juste avant le débarquement en Normandie. Il semble qu’il ait rejoint le lendemain du débarquement le regroupement des maquis FTP à Uchon (Saône-et-Loire) puis qu’il ait regagné momentanément Montceau-les-Mines après les combats des 15 et 16 juin qui permirent aux Allemands de disperser le maquis provisoirement. Celui-ci se regroupa grâce à ses chefs qui avaient gardé le contact. Le 25 juin 1944, lors d’une mission de liaison, la voiture dans laquelle se trouvait François Swedrowski fut bloquée par un convoi allemand sur le territoire de la commune de Saint-Eugène (Saône-et-Loire). Il fut blessé dans l’engagement et fait prisonnier. Le bourg fut investi et la plupart des maisons visitées et fouillées. Les deux cafés du village qui étaient soupçonnés de servir de points d’appui aux maquis, furent incendiés. L’ennemi fusilla sur place un jeune de Saint-Eugène, Robert Ledey, âgé de 22 ans et emmenèrent avec eux François Swedrowski. Ils s’arrêtèrent au lieu-dit "Le Gourmandoux", à Toulon-sur-Arroux. François Swedrowski fut torturé à mort afin d’obtenir des renseignements sur la localisation du maquis mais ils ne donna rien et fut achevé par ses tortionnaires qui poussèrent son corps dans le fossé. Il était une heure du matin lorsqu’il décéda le 26 juin 1944.
Il est inhumé au cimetière du Bois-Roulot, à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire).
Il obtint la mention « Mort pour la France » portée sur son acte de décès et le titre de "Déporté et interné résistant" (DIR) ainsi qu’une citation à l’ordre du corps d’armée libellée ainsi : "Soldat d’élite, a participé avec courage au combat de La-Prat (commune de Saint-Eugène), est tombé glorieusement le 25 juin 1944 au cours de cette bataille".
Son nom figure sur la stèle commémorative à sa mémoire, avec l’orthographe erronée Szwedrowski, à Toulon-sur-Arroux et sur le monument aux morts, à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article213785, notice SWEDROWSKI Franciszek (François) par Jean-Louis Ponnavoy, version mise en ligne le 21 mars 2019, dernière modification le 5 janvier 2021.

Par Jean-Louis Ponnavoy

SOURCES : Site "Résistance polonaise en Saône-et-Loire", L’engagement et la mort des frères Swedrowski, Gérard Soufflet, août 2015.— Musée de la Résistance 1940-1945 en ligne Stèle à la mémoire de François Szwedrowski, Toulon-sur-Arroux (Saône-et-Loire) et Données extraites du CD(DVD)-ROM : La Résistance polonaise en France (2013).— Mémorial Genweb.— État civil (acte de décès).

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément