GUIGAL Marcel [Pseudonyme dans la Résistance : Jean-Jacques LABROSSE]

Par Jean-Luc Marquer

Né le 3 juin 1911 à Chavanay (Loire), exécuté sommairement le 23 août 1944 au Péage-de-Roussillon (Isère) ; horloger-bijoutier ; communiste ; résistant, lieutenant des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

Marcel Guigal était le fils de Jean Baptiste et de Marie Blandine Dervieux, modestes agriculteurs à Chavanay (Loire).

Il exerçait la profession d’horloger-bijoutier qu’il avait apprise à l’école nationale professionnelle de Voiron (Isère) puis à l’école de La Martinière à Lyon (Rhône).

Il épousa Juliette Léontine Antonia Heller le 17 février 1934 à Burdignes (Loire).

Ils habitaient 118, Grande Rue au Péage-de-Roussillon (Isère).

Fait prisonnier en 1940 à Gérardmer (Vosges), il s’évada en mai 1941.

Il devint chef de secteur pour le mouvement « Libération » à partir de décembre 1941 et fut versé dans les Forces françaises de l’Intérieur avec le grade de lieutenant à partir de juillet 1943, grade homologué à titre posthume avec prise de rang le 1er juillet 1944. Il appartenait au maquis FTP « Le Bisset », secteur VI de l’Armée Secrète Rhône-Isère et participa à plusieurs actions armées. Plusieurs témoignages indiquent qu’il fut communiste sans qu’on ait la preuve qu’il ait appartenu au parti.

Le 23 août 1944, vers 13h00, Marcel Guigal, accompagné de Jean Cappelli et d’Henri Dupland, rencontra au café Foray, sur la place du Péage-de-Roussillon, deux soldats allemands de la garnison qui avaient manifesté leur intention de déserter avec leurs armes, armes qui manquaient cruellement à la Résistance.
Le plan prévoyait de faire passer le Rhône en barque aux déserteurs et de les remettre au maquis du mont Pilat (Loire).
Marcel Guigal les désarma. Un des deux soldats allemands changea alors d’avis et s’échappa.
Dès lors, il fallut fuir car il ne faisait guère de doute que la garnison allemande, forte de deux-cents hommes, allait être prévenue et se lancer à la poursuite des résistants.
Henri Dupland fut chargé du déserteur restant qu’il emmena dans une cabane où il l’enferma.
Jean Cappelli pédalant transporta Marcel Guigal sur le porte-bagage de son vélo.
Pris en chasse par une voiture décapotable et un camion, les deux hommes furent rejoints et abattus de rafales d’armes automatiques.
Le Café Foray et la maison de Marcel Guigal furent pillés et partiellement détruits à la grenade par les Allemands.

Marcel Guigal obtint la mention « Mort pour la France » le 24 mai 1946.

Son nom apparaît sur la stèle commémorative érigée sur le lieu du massacre, rue de Champanay, sur le monument aux morts de Péage-de-Roussillon, sur le monument aux morts de Chavanay et sur la plaque commémorative du lycée La Martinière à Lyon.



Notice en cours de rédaction.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article213892, notice GUIGAL Marcel [Pseudonyme dans la Résistance : Jean-Jacques LABROSSE] par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 26 mars 2019, dernière modification le 3 mai 2021.

Par Jean-Luc Marquer

SOURCES : Arch. dép. Rhône, Mémorial de l’Oppression 3808W569— SHD Vincennes GR16P276983 — AVCC Caen 21P200434 (à consulter) — Etat civil — BERGER Jean-Daniel ; Comme un essaim de guêpes... Résistance et guérilla en R1, secteur VI Rhône-Isère : en 2 volumes : Tome 1, Juin 1940-juin 1944 ; Tome 2, Juin-septembre 1944 ; Impressions Modernes (Guilherand-Granges), 2001— site : Mémorial GenWeb — Dauphiné Libéré, édition pays viennois, 24 août 2014

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