DANTZ Marius

Par Nadia Michel-Ténine, Claude Pennetier

Né le 17 décembre 1897 à Paris (Ier arr.), mort le 29 janvier 1963 ; militant communiste ; maire de Limeil-Brévannes (Seine-et-Oise, Val-de-Marne) de 1935 à 1939 puis de 1945 à 1953.

Fils d’un gaînier d’origine luxembourgeoise, Marius Dantz habitait à Limeil-Brévannes, 46 avenue des Deux-Clochers. Très jeune, il milita au Parti socialiste avec son frère Jean. En 1923, la police le fit figurer, par erreur, sur la liste des « anarchistes » de Seine-et-Oise. Il fut artisan maroquinier avec sa femme, fille de maraîcher, qu’il épousa en 1922.

Marius Dantz adhéra au Parti communiste vers le congrès de Tours et fut secrétaire de la section de Limeil-Brévannes en 1923. Il fut élu conseiller municipal minoritaire en 1929 puis maire communiste de Limeil-Brévannes le 17 mai 1935. Il fut suspendu en 1939 et déchu en 1940.

Arrêté par la police française le 17 septembre 1940 (avec Henri Metais et Armand Fresnau) pour reconstitution de Parti communiste interdit, il fut interné au camp d’Aincourt. Incarcéré à la prison de Fresnes (Seine, Val-de-Marne) durant six mois avec ses camarades, il réussit à s’en échapper lors de l’arrivée de l’armée allemande en juin 1940. Devenu clandestin, il rejoignit l’Oise et entra dans la Résistance.

Il retrouva son poste de maire à la Libération, fut réélu en 1945 et en 1947 ; il fut battu en 1953.
Marius Dantz, toujours membre du PC, succomba d’une congestion cérébrale le 29 janvier 1963, à l’âge de 65 ans.
Sa femme Marie Dantz était membre du Conseil municipal, membre de la commission Santé-Aide sociale.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article21423, notice DANTZ Marius par Nadia Michel-Ténine, Claude Pennetier, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 15 décembre 2019.

Par Nadia Michel-Ténine, Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Seine-et-Oise, 2 M 30/27, 4 M 2/68, 1 W 221, 1023, 1040, 1142. — Renseignements communiqués par le Docteur Guy Berjal, maire de Limeil-Brévannes, le 30 juin 1983 et par sa veuve Marie Lebrun. — Arch.com. Alfortville, Le Réveil du Val-de-Marne n°251, 3 décembre 1972 (notes de François Lonchampt).

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