JEPSON John ou Jean

Par Jean-Luc Marquer

Né le 18 décembre 1891 à Farnsfield, près de Southwell (Notinghamshire, Royaume-Uni), sommairement exécuté le 29 juin 1944 à Saint-Symphorien-d’Ozon (Isère, aujourd’hui Rhône) ; chauffeur d’automobiles ; résistant

Tombe de John ou Jean JEPSON, Saint-Symphorien-d’Ozon (Rhône)
Tombe de John ou Jean JEPSON, Saint-Symphorien-d’Ozon (Rhône)
Photo : Kevin Jepson

John ou Jean Jepson était le fils de Richard et de Frances, Becton Strickson son épouse.
Palefrenier, il s’engagea pour la durée de la guerre le 2 janvier 1915 et combattit en France dans l’armée de Terre.
il fut versé dans la Royal Air Force le 14 août 1918 et devint "Graded cadet" le 28 septembre 1918.
Il fut rendu à la vie civile le 29 juin 1919.
Au milieu des années 1920, il habitait 149 avenue de Suffren à Paris XVe arr. (Seine, aujourd’hui Paris) et était chauffeur d’automobile pour des particuliers, spécialisé dans la conduite de berlines anglaises haut de gamme.
Il épousa Françoise Kramer, femme de chambre, domiciliée 5 rue Albert de Lapparent, Paris VIIe arr. L’acte de mariage, établi à Paris VIIe arr. le 20 décembre 1927, porte le prénom Jean.
Françoise dite Fanny Kramer était allemande, née à Griesheim, une petite ville au sud de Francfort. Son mariage ne fut pas accepté par sa famille avec qui les ponts furent rompus.
Le couple eut un fils, Richard.
En 1940, la famille vint s’installer dans la région lyonnaise, à Lyon même, tout d’abord, ensuite à Saint-Symphorien-d’Ozon (Isère, aujourd’hui Rhône), place du Docteur Cinelli, puis dans une petite maison au lieu-dit « Le Lilon » au bord de la route nationale n°7.

Au moment de son décès, John Jepson était sans profession déclarée, les autorités de Vichy interdisant toute activité aux ressortissants britanniques.

Il fut arrêté à son domicile une première fois le 22 juin 1944 et incarcéré à la prison de la Milice, rue Sainte-Hélène à Lyon (Rhône), puis relâché, aucun fait ne pouvant donner lieu à une inculpation.

Dans la nuit du 28 au 29 juin, un groupe de sept miliciens revint à Saint-Symphorien-d’Ozon et cerna la demeure de la famille Jepson.
L’un d’entre eux frappa à la porte et demanda à John Jepson de sortir et d’ouvrir le garage.
Après avoir dit à sa femme et à son fils de rester à l’intérieur, il leur adressa ses derniers mots : « Soyez courageux ! » puis il sortit.
Il fut abattu sans sommation alors qu’il se dirigeait vers le garage.

Après la guerre, sa veuve demanda l’homologation de John Jepson au titre de la Résistance intérieure française (R.I.F.) mais celle-ci lui fut refusée faute d’éléments probants.
Selon son fils Richard, il cachait un émetteur radio dans son garage.

John Jepson est enterré dans le cimetière à côté de la Chapelle Notre-Dame des Mariniers à Saint-Symphorien-d’Ozon.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article214472, notice JEPSON John ou Jean par Jean-Luc Marquer, version mise en ligne le 11 avril 2019, dernière modification le 6 mai 2021.

Par Jean-Luc Marquer

Tombe de John ou Jean JEPSON, Saint-Symphorien-d'Ozon (Rhône)
Tombe de John ou Jean JEPSON, Saint-Symphorien-d’Ozon (Rhône)
Photo : Kevin Jepson

SOURCES : Arch. dép. Rhône, Mémorial de l’oppression 3808W627 — SHD Vincennes GR16P309276 — État civil — Éléments d’information apportés par son arrière-petit-fils, Kevin Jepson.

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