LE MOULLEC Léon, Paul

Par Daniel Grason

Né le 13 octobre 1920 à Belz arrondissement de Lorient (Morbihan), mort le 2 mai 1945 à Wöbbelin (Allemagne) ; marin, scaphandrier, manœuvre ; résistant FTP ; déporté.

Cliché Céline Largier Vié.

Fils de Jean-Marie Le Moullec, et de Marie-Thérèse Le Floch, sabotiers, Léon Le Moullec était titulaire du CEP. Il s’engagea dans la Marine le 4 mai 1939, déserta le 2 décembre 1943 de l’unité de la Marine nationale de Lorient (Morbihan).
Il déserta quitta la Bretagne, vint à Paris début janvier 1943. Il aurait rencontré une prénommée Yvonne, puis Simon, résistant. Ce dernier lui recommanda l’aller à Savigny-sur-Orge (Seine-et-Oise, Essonne). Il habita à l’hôtel Gaston rue de la Liberté, travailla comme manœuvre dans la scierie Les Comptoirs Forestiers. De nombreux ouvriers de l’entreprise devaient à terme partir travailler en Allemagne au titre du Service du travail obligatoire (STO). Il quitta son emploi.
Nouvelle rencontre avec un homme prénommé Richard [Lefevre] qui lui proposa ainsi qu’à Denis d’entrer dans une organisation de Résistance appelée « FTP », le but « libérer le territoire ». Tous deux acceptèrent, ils devaient être payés et percevoir des cartes d’alimentation.
Interpellé le 4 avril 1944 par six inspecteurs des Brigades spéciales, sa chambre a été perquisitionnée, rien n’a été saisi. Interrogé dans les locaux des Brigades spéciales il retraça son parcours. Il affirma : « Nous n’avons jamais fait aucune action. Nous n’avons jamais reçu d’armes. Je ne savais pas que les FTP appartenaient au Parti communiste. » Léon Le Moullec précisa : « Je n’ai d’ailleurs jamais appartenu à un parti quelconque. J’ai touché 2 500 francs de l’Organisation, et deux cartes de pain et de matières grasses. »
Il acheta pour 500 francs une fausse carte d’identité au nom de Leblanc portant le cachet de la mairie de Langogne arrondissement de Mende en Lozère.
Incarcéré, Léon Le Moullec était le 15 juillet 1944 dans le convoi de 1522 hommes à destination du camp de concentration de Neuengamme (Allemagne). En août, Il fut affecté au Kommando de travail de Kaltenkirchen à douze kilomètres au nord de Hambourg où travaillaient 500 détenus. Transféré au kommando de Wöbbelin dans le Mecklembourg, matricule 37345 Léon Le Moullec âgé de 25 ans y mourut le 2 mai 1945.
Léon Le Moullec a reçu la mention « Mort pour la France », a été homologué membre des Forces françaises de l’intérieur (FFI), et Déporté interné résistant (DIR). La Médaille de la Résistance lui a été attribuée à titre posthume par décret daté du 18 mars 1970 (JO du 12 mai 1970).
Le nom de Léon Le Moullec a été gravé sur le Monument au mort de Belz sa ville natale. Une plaque commémorative a été posée rue de Kerdonnerch, sur sa maison natale avec la mention : « Les cloches des Halles de Paris à leur regretté camarade Léon Le Moullec mort pour la France le 2 mai 1945. » La plaque posée 14 rue Sauval à Paris Ier arrondissement en hommage au groupe de Résistance Les cloches des Halles (Libération Nord) créé en janvier 1941 son nom a été gravé orthographié « Lemoulec Léon ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article214927, notice LE MOULLEC Léon, Paul par Daniel Grason, version mise en ligne le 25 avril 2019, dernière modification le 4 mai 2022.

Par Daniel Grason

Léon Le Moullec
Léon Le Moullec
Cliché Céline Largier Vié.

SOURCES : Arch. PPo. GB 131. – Bureau Résistance GR 16 P 361822. – Notes de Jean-Pierre et Jocelyne Husson. – Livre-Mémorial, FMD, Éd. Tirésias, 2004. – Site internet GenWeb. — État civil.

PHOTOGRAPHIE : Arch. PPo. GB 183

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