ESCALLE Henri, Louis

Par Audrey Galicy

Né le 3 mai 1924 à Pau (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques), exécuté sommairement le 10 juillet 1944 à Morlàas (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques) ; auxiliaire entretien S.N.C.F ; résistant du Corps franc Pommiès (CFP), Organisation de Résistance de l’Armée (ORA).

Fils de Marie Perié, Henri Escalle fut reconnu et légitimé en 1931 par Paul Escalle, maçon. Il résidait à Pau, quartier Lartigue (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques).
Auxiliaire d’entretien à la S.N.C.F, il s’engagea dans la Résistance en 1944 en rejoignant le Corps Franc Pommiès. Il appartenait au groupement Sud-Ouest commandé par le capitaine Benony (alias Niort).
Le 7 juillet 1944, le poste de commandement du groupement rejoint par la section de destructions Dejoie, s’installa dans une ferme isolée à Higuères-Souye, appartenant à Gaston Cassagnau, procureur suprême de la Cour Suprême de Justice.
Le 10 juillet, à 4h00 du matin, un important détachement allemand lourdement armé et parfaitement renseigné, encercla et isola le village et la ferme. Le combat n’étant pas envisageable compte tenu de la disproportion des forces, certains maquisards tentèrent de s’enfuir ou de se cacher. Cinq hommes furent abattus sur place. Dix hommes, dont Henri Escalle, furent capturés et transportés vers Pau. Durant le trajet, le résistant Albert Albert tenta de s’échapper. Mais il fut rattrapé et abattu avec ses autres camarades, en bordure de la route départementale. Les corps atrocement mutilés furent découverts 2 jours après. Le chasseur Henri Escalle fut identifié et décrit comme tel sur procès-verbal établi le 12 juillet 1944 par les gendarmes la brigade de Morlàas : « Taille 1,68 environ, 24 à 27 ans, portait le brassard tricolore avec inscription P.B 8. Vêtu veste marron avec rayures blanches. Crêpe de deuil au col de la veste, culotte bleu marine avec basane jaune clair, ceinture de culotte (courroie de mitraillette). A été trouvé porteur d’une lettre écrite par sa mère et en provenance de Pau du 11 juin 1944, d’un mouchoir blanc avec initiales A.C. dans un losange ».
Il fut inhumé à Pau (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques). Henri Escalle obtint la mention « Mort pour la France » et reçut la médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 18 janvier 1968.
Son nom figure sur le mémorial du CFP à Castelnau-Magnoac, sur la plaque commémorative située à Pau, quartier Lartigue, sur le monument aux morts, sur celle située dans le hall de la gare de Tarbes (Hautes-Pyrénées), ainsi que sur une stèle élevée au lieu-dit "La Clairière de Berlanne", à deux kilomètres au sud-ouest de Morlaàs, en contrebas de la D 943 où il fut fusillé avec 9 autres combattants de son maquis.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article215051, notice ESCALLE Henri, Louis par Audrey Galicy, version mise en ligne le 30 avril 2019, dernière modification le 30 avril 2019.

Par Audrey Galicy

SOURCES : SHD-AVCC, Caen, AC 21 P 180326. — MémorialGenWeb. — Mémoire des Hommes. — Association "Les Basses-Pyrénées dans la seconde guerre mondiale." — Ordre de la Libération. — CERONI, Marcel Corps Franc Pommiès. Tome 1-2, La lutte ouverte, Amicale du Franc Pommiès, 2007.

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