MAGNIERE Joseph

Par Pierre-Henri Zaidman

Né le 18 octobre 1826 à Vars (Charente) ; employé de commerce ; domicilié 250, rue de Saint-Maur (XIe arr.) ; communard.

Fils d’un charpentier, Joseph Magniere exerça plusieurs métiers avant de s’installer comme cafetier à Vars, mais il fut condamné à la faillite le 28 septembre 1865 par le tribunal d’Angoulême. Il avait déjà été condamné le 19 août 1859 à 25 F d’amende pour vente illégale de remèdes préparés. Il vint à Paris et travailla comme employé de commerce chez plusieurs patrons.
Pendant le premier Siège, il fut élu sergent fourrier dans la 6e compagnie du 203e bataillon de la Garde nationale et il resta à son poste après le 18 mars 1871. Il ne prit pas les armes mais il distribua jusqu’aux derniers jours de la Commune la solde des hommes de sa compagnie. Il fut arrêté le 27 juin alors qu’il se rendait pour « régler ses affaires » à Angoulême. La justice versaillaise n’avait pas grand-chose à lui reprocher si ce n’est d’avoir posé un matelas à une fenêtre de son domicile alors qu’on se battait dans la rue. Mais ses voisins témoignèrent en sa faveur en indiquant que c’était pour se protéger des coups de feu, et il fut acquitté par le 4e conseil de guerre le 26 décembre 1871. Il était marié.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article215763, notice MAGNIERE Joseph par Pierre-Henri Zaidman, version mise en ligne le 24 mai 2019, dernière modification le 24 mai 2019.

Par Pierre-Henri Zaidman

SOURCE : Arch. Min. Guerre Gr 8 J 4e conseil 111 (181).

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