BARTH Theodor

Par Jacques Droz

Né le 16 juillet 1849 à Darmstadt, mort le 2 Juin 1909 à Baden-Baden ; parlementaire libéral de gauche.

Fils d’un pharmacien, Theodor Barth étudia le droit à Heidelberg, Leipzig et Berlin, s’établit comme avocat à Brème en 1871 et devint syndic de là chambre de commerce de cette ville en 1878, ce qui l’amena à entrer dans la commission douanière du Bundesrat, où il attaqua de façon sarcastique la politique protectionniste de Bismarck. Élu au Reichstag en 1881, il y fit échouer la tentative de Bismarck de créer un monopole du tabac. En 1883, il fut appelé à Berlin à la direction de Die Nation, qu’il garda jusqu’en 1907 et où, en tant que publiciste progressiste, il s’intéressa aux problèmes sociaux et visa le développement des institutions démocratiques par une entente avec la social-démocratie. C’est cette politique d’« ouverture à gauche » qu’il fît prévaloir, après 1893, dans la Freisinnige Vereinigung, qui le mit en contact avec des socialistes comme Georg von Vollmar et Eduard Bernstein et qui reçut l’appui de personnalités influentes, telles que Lujo Brentano et Theodor Mommsen et, quelque temps, de Friedrich Naumann. Partisan de Caprivi (1831- 1899), hostile à la politique du « bloc » poursuivie par Bülow (1849-1929), ses orientations progressistes allaient de pair avec une admiration pour la pensée politique anglaise et la société américaine, ce qui le fit recevoir docteur honoris causa à l’Université de Harvard. Il perdit en 1903 son siège de député au Reichstag et en 1908 se sépara de ses amis libres penseurs pour fonder un nouveau parti, Demokratische Vereinigung. Il mourut l’année suivante, amer et désabusé du monde politique.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article215945, notice BARTH Theodor par Jacques Droz, version mise en ligne le 23 juin 2020, dernière modification le 25 juin 2019.

Par Jacques Droz

ŒUVRE : Die sozialdemokratische Gedankenwelt, 1890.

SOURCES : E. Feder, Theodor Barth und der demokratische Gedanke, Gotha, 1919. — J. Heyderhoff, P. Wentzcke (éd.), Deutscher Liberalismus im Zeitalter Bismarcks, 2 vol., Bonn, 1925-1926. — Konstanze Wegner, Theodor Barth und die Freisinnige Vereinigung, Tübingen, 1968. — D. Fricke (éd.),1830-1945. Die bürgerlichen Parteien in Deutschland, t. II, Leipzig, 1970.

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