MANDET Georges, Marcel

Par Eric Panthou, Michel Thébault

Né le 4 juin 1920 à Levallois-Perret (Seine, aujourd’hui Hauts-de-Seine), mort le 14 février 1942 à la Maison centrale de Fontevrault (Maine-et-Loire) ; étudiant ; résistant de Seine-et-Marne.

Georges Mandet était le fils de Simon Mandet (né le 20 décembre 1888 à Saint-Amant-Roche-Savine, Puy-de-Dôme) commis des Postes et Télégraphes et de Fernande, Hélène Bory (née le 20 mai 1891 à Saint-Rémy-de-Chagnat, Puy-de-Dôme) employée des Postes. Ses parents s’étaient mariés le 23 septembre 1913 à Saint-Rémy-de-Chagnat où le père de Fernande Bory était boulanger. Georges Mandet naquit à Levallois-Perret où travaillait ses parents mais fut rapidement mis en nourrice à Saint-Rémy-de-Chagnat. Au recensement de 1921, il figure placé en nourrice chez Charles et Berthe Coudeyras, tandis que son frère Jean, Fernand né en 1918 est élevé dans la maison voisine chez ses grands-parents. Ses parents poursuivirent une carrière dans l’administration des Postes ; son père devint receveur des Postes nommé en 1925 à Saint-Satur (Cher). Sa mère devint également receveuse des PTT. Le couple semble s’être séparé dans les années 30 car au recensement de 1936 Fernande Bory est receveuse des PTT à Chenoise (Seine-et-Marne) où elle vit seule avec son plus jeune fils Georges âgé de 16 ans. Son mari se remaria le 18 octobre 1938 à Corbeilles-en-Gâtinais (Loiret). Au début des années 40, Georges Mandet étudiant et son frère Jean Mandet employé de bureau sont domiciliés à Chenoise sans doute avec leur mère.
Ils furent arrêtés tous les deux à une date et dans des circonstances qui restent à préciser. Jean Mandet fut arrêté à Provins (Seine-et-Marne) et incarcéré à la prison de Fresnes. Sans doute jugé par un tribunal français il fut condamné à une peine d’emprisonnement et interné à la centrale de Fontevrault. On peut émettre l’hypothèse que son frère Georges suivit le même parcours.

Georges Mandet mourut dans des circonstances que l’on ignore, le 14 février 1942 à la centrale pénitentiaire de Fontevrault. Aucune mention sur son acte de décès n’indique qu’il est mort pour la France (contrairement à d’autres résistants morts dans ce lieu), il est noté au crayon de bois « transporté à St Rémy de Chargnat ».
Son frère Jean, Fernand Mandet fut transféré à Blois le 17 septembre 1943 puis au camp de Compiègne le 18 février 1944. Il fut déporté par le convoi du 22 mars 1944 et arriva à Mauthausen le 25 mars 1944. Matricule 60227, il fut affecté le 24 juillet 1944 au Kommando d’Ebensee où il mourut le 6 mai 1945.

Le nom de Georges Mandet figure sur une liste établie en mars 1945 des fusillés et massacrés dans la région du Puy-de-Dôme. Il semble cependant qu’il s’agisse avec son frère de résistants de la Seine-et-Marne. Il fut inhumé à Saint-Rémy-de-Chargnat, village d’origine de sa mère et où ses grand-parents Joseph et Marie Bory étaient boulangers. Son nom figure avec celui de son frère Jean sur le Monument aux Morts de Saint-Rémy-de-Chargnat.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article216274, notice MANDET Georges, Marcel par Eric Panthou, Michel Thébault, version mise en ligne le 3 juin 2019, dernière modification le 16 janvier 2022.

Par Eric Panthou, Michel Thébault

SOURCES : SHD Vincennes, GR 16 P 38845 et SHD Caen AVCC Cote AC 21 P 511 905 (nc) — Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 908 W 496 : liste des fusillés, des massacrés dans la région du Puy-de-Dôme, 1er mars 1945 .— Arch. Dép. Puy-de-Dôme, Paris, Seine-et-Marne (état civil, registre matricule, recensements) — Site internet de la Fondation pour la mémoire de la Déportation — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb .— État civil Fontevrault.

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