DEBAILLY Valentin, Guillaume, Jean

Par Jean-Pierre Besse

Né le 14 juillet 1901 à Amiens (Somme), mort en déportation en février ou mars 1945 à Gusen (Autriche) ; ajusteur mécanicien aux chemins de fer ; syndicaliste et militant communiste de Seine-Inférieure [Seine Maritime] ; résistant ; interrégional FN puis FTP.

Valentin Debailly, dans Le Prolétaire Normand, le 20 avril 1928.

Fils d’un garçon liquoriste et d’une vestonnière, Valentin Debailly fut ajusteur mécanicien aux chemins de fer de Rouen-réseau Nord (Seine-Inférieure, Seine-Maritime). Il était membre du Parti communiste et secrétaire de la cellule des cheminots Rouen-Nord. Il se maria en février 1924 à Rouen avec Cécile Deligny.

Valentin Debailly reconstitua le syndicat et en fut le secrétaire de 1927 à 1934. Il se présenta aux élections législatives d’avril 1928 et de mai 1932 dans la 1re circonscription de Rouen.

En 1935, il quitta Rouen et Martial Spinnweber*, le futur maire communiste du Petit-Quevilly lui succéda à la tête des cheminots Rouen-Nord. Il s’installa alors à Longueau près d’Amiens (Somme).

Sous l’Occupation Valentin Debailly fut responsable du Front national dans l’Oise, la Somme, la Seine-Inférieure et, à partir de mars 1943, dans le Calvados sous le pseudonyme de Jeannot. Commissaire interrégional aux effectifs des FTP à partir de juillet 1943, il avait alors le pseudonyme d’André. Après les arrestations de décembre 1943, il fut à nouveau envoyé dans le Calvados. Arrêté à Caen le 18 janvier 1944, il fut déporté le 6 avril 1944 à Mauthausen puis transféré à Gusen, il y mourut à une date inconnue, en février ou mars 1945 selon l’état civil.
Son fils Georges, résistant FTP du groupe Michel de Jules Bridoux avait été fusillé à Amiens (Somme) le 2 août 1943 avec dix résistants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article21645, notice DEBAILLY Valentin, Guillaume, Jean par Jean-Pierre Besse, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 16 octobre 2019.

Par Jean-Pierre Besse

Valentin Debailly, dans Le Prolétaire Normand, le 20 avril 1928.

SOURCES : RGASPI, 495 270 480, autobiographie remplie au congrès de la CGTU le 27 septembre 1933. — Arch. Nat., 72 AJ 105. — Arch. Dép. Seine-Inférieure, 1 M P 269. — Arch. Com. Rouen, 7 F 3. — Le Prolétaire normand. — Manuscrit inédit des souvenirs de Nadia Avisse. — État civil d’Amiens.

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