MARTENS Joachim Friedrich

Par Jacques Droz

Né le 19 décembre 1806 à Hambourg, mort le 11 février 1877 à Hambourg ; membre de la Ligue des communistes.

Compagnon menuisier longtemps en voyage, Friedrich Martens s’établit en 1834 à Paris où il adhéra à la Ligue des bannis, puis à celle des justes. A partir de 1838, il voyagea en Suisse, s’établit à Soleure et entra en relation avec Weitling. Après de nombreux séjours dans les villes européennes, dont Londres et Paris où il écrivit pour le Vorwärts des poèmes qui enchantèrent Éngels, il revint en 1844 à Hambourg où, devenu marchand de bois, il fonda un Arbeiterbildungsverein qui devint un centre important de culture ouvrière et une cellule de la Ligue des justes. Après qu’il eût adhéré à la Ligue des communistes, les difficultés que lui créait la police entravaient son action, mais sans abattre son énergie révolutionnaire ; lors­qu’en 1851 il fut arrêté, il fut désigné comme « démocrate appartenant à la tendance la plus dangereuse ». Il avait tenté une action de propagande communiste dans l’ar­mée stationnée dans le Schleswig-Holstein. Au milieu des années cinquante, il était à même de créer à Hambourg, dans le cadre de l’Arbeiterverein, une coopérative de consommation. Quand eut lieu la réunion des Associations ouvrières en 1864 à Leipzig, il fut élu dans le Comité directeur.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article216464, notice MARTENS Joachim Friedrich par Jacques Droz, version mise en ligne le 23 juin 2020, dernière modification le 23 avril 2020.

Par Jacques Droz

SOURCES : W. Schieder, Anfange der deutschen Arbeiterbewegung, Stuttgart, 1963. — Frolinde Baiser, Sozial-Demokratie 1848/49-1863,2 vol., 2e éd., Stuttgart, 1965. — J. Grandjonc, Waltraud Seidel-Höppner, M. Werner (êd.), Wolfgang Straehl. Briefe eines Schweizers aus Pa­ris 1835-1836, Berlin-Est, 1988.

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