PRAUD Albert

Par Michel Thébault

Né le 7 mars 1902 à Fondettes (Indre-et-Loire), exécuté sommairement le 28 août 1944 à Ligueil (Indre-et-Loire) ; cultivateur ; résistant ORA maquis d’Epernon.

Famille Praud
Les soldats allemands massacrèrent Alfred Praud, sa femme Angélina et ses trois enfants âgés de 10, 13 et 15 ans.

Albert Praud était le fils de Lucie Martineau (née à Candé, Loir-et-Cher, le 3 décembre 1886), journalière à Fondettes. Sa mère se maria à Druye (Indre-et-Loire) le 24 juin 1905 avec Pierre, Amédée Praud, journalier à Druye (né en cette commune le 17 septembre 1859) et veuf depuis mars 1904 de Louise Rossignol. Lors du mariage Pierre Praud légitima les deux enfants de Lucie Martineau, Joseph né en décembre 1900 à Fondettes et Albert qui de ce jour porta le nom de Praud. Il se maria à Maillé (Indre-et-Loire) le 29 décembre 1928 avec Angélina Brunet âgée de 19 ans et dont les parents étaient cultivateurs à Maillé. Ils eurent trois enfants, Marcelle née le 28 juillet 1929, Daniel le 11 décembre 1930 et Yannick le 23 octobre 1933. En 1944, la famille était domiciliée à Ligueil où Albert Praud était cultivateur. Il s’engagea dans la Résistance rejoignant au sud de Ligueil, en forêt de Paulmy, un maquis appartenant à la 32ème demi-brigade de la brigade Charles Martel de l’ORA, le maquis d’Epernon. Les maquis locaux d’Epernon et Césario harcelèrent dans la deuxième quinzaine d’août les unités en retraite de l’armée allemande. Lors d’une de ces confrontations, le 27 août 1944 à Ligueil, une unité allemande fit prisonniers trois résistants appartenant au maquis Césario, Roger Fontenas, Raymond Foulques et René Michenet qui furent aussitôt exécutés sommairement. Le même jour, dans la soirée, les soldats allemands contrôlèrent et arrêtèrent Albert Praud qui cherchait à rejoindre son domicile, pour rendre visite à sa famille. Fouillé, il fut trouvé en possession de matériel militaire anglais (des goupilles de sécurité de grenades anglaises), il fut conduit à son domicile, sa femme fut contrainte sous la violence de reconnaître qu’elle avait connaissance de l’appartenance de son mari au maquis. Au matin du 28 août, les soldats allemands fusillèrent devant sa maison Albert Praud et massacrèrent sa femme et ses trois enfants âgés de 10 (Yannick), 13 (Daniel) et 15 ans ([Marcelle-<216671]) . Enterrés dans un premier temps dans le cimetière communal de Ligueil, les corps de la famille Praud furent transférés le 23 décembre 1945 dans le cimetière de Maillé où résidaient les parents d’Angélina Praud.
Albert Praud obtint la mention mort pour la France. Après la guerre, une rue de Ligueil reçut le nom de rue des martyrs, et une plaque commémorative en souvenir de la famille Praud y fut installée.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article216669, notice PRAUD Albert par Michel Thébault, version mise en ligne le 8 juin 2019, dernière modification le 27 août 2020.

Par Michel Thébault

Famille Praud
Les soldats allemands massacrèrent Alfred Praud, sa femme Angélina et ses trois enfants âgés de 10, 13 et 15 ans.

SOURCES : Arch. Dép. Indre-et-Loire (état civil en ligne) — DVD AERI Indre-et-Loire — Journal La Nouvelle République, Août 1944 : le massacre de la famille Praud 26 août 2014 et 27 août 2018 — Mémoire des Hommes — Mémorial genweb.

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